Quelques minutes après l'ouverture de la Bourse, le premier cours de la nouvelle entité cotée a affiché 24,80 euros. C'est un peu au-dessus du prix de placement mercredi auprès des investisseurs au cours de 24,00 euros, soit le bas de la fourchette, entre 22,50 et 29,00 euros, annoncée début mars.

Grâce à cette introduction en Bourse d'environ 20 % du capital de l'entreprise, soit 96 millions d'actions, le groupe lève près de 2,3 milliards d'euros.

Fondée en 2020 avec son siège à Düsseldorf (ouest), Vantage Towers, dont les antennes sont un élément crucial dans l'infrastructure des réseaux mobiles en vue de la 5G, revendique 82.000 sites en Europe et se dit "en première ou deuxième position sur neuf des dix pays" où il opère.

La maison-mère britannique va empocher toutes les recettes de l'opération et compte s'en servir pour réduire son endettement pléthorique, chiffré à 44 milliards d'euros par Richard Hunter, analyste de Interactive Investors.

Vente d'une partie des actions existantes

Vodafone avait expliqué le mois dernier que l'opération porterait non pas sur des nouveaux titres mais sur la vente d'une partie des actions déjà existantes pour cette activité et détenues par Vodafone GmbH, la filiale allemande du groupe.

Parmi les gros souscripteurs à l'IPO se trouvent Digital Colony, un investisseur d'infrastructures numériques, pour 500 millions d'euros et RRJ, un fonds d'investissement de Singapour, pour 450 millions d'euros.

En appliquant le même principe de placement en Bourse d'une filiale - opération dite "carve out" en anglais -, le conglomérat allemand Siemens avait introduit en septembre dernier sa division dans les turbines électriques, Siemens Energy.

Sa valorisation est passée depuis de 16 milliards à 22 milliards d'euros, lui valant de pouvoir entrer dans l'indice Dax des 30 valeurs vedettes de Francfort le 22 mars prochain.