La Bourse de New York ouvrait en baisse, en attendant l'intervention du patron de la Fed en commission au Congrès et après l'annonce d'un confinement en Allemagne.

Quelques minutes après l'ouverture, le Dow Jones lâchait 0,24 %, le Nasdaq perdait 0,07 %. La veille, l'indice Dow Jones avait gagné 0,32 % à 32 731,20 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, avait bondi de 1,23 % à 13 377,54 points et le S&P 500 avancé de 0,70 % à 3 940,59 points. Les taux sur les bons du Trésor à dix ans se repliaient encore mardi à 1,65 %.

"Il y a un malaise qui découle du fait que l'Allemagne étend ses restrictions pour contrer la hausse des cas de coronavirus", a indiqué Patrick O'Hare de Briefing qui cite aussi la tension diplomatique accrue entre les États-Unis et la Chine.

L'Allemagne, confrontée à une hausse "exponentielle" des contaminations et à un nouveau variant "beaucoup plus létal", va se placer en verrouillage renforcé pendant tout le week-end de Pâques, du 1er au 5 avril, a annoncé tôt mardi matin la chancelière Angela Merkel.

"La France a de nouveau institué des restrictions dans certaines régions", soulignaient aussi les analystes de Schwab alors que les déplacements ont été limités pour un tiers de la population dans 16 départements, avec appel renforcé au télétravail.

S'ajoutaient, pour assombrir le moral des investisseurs sur le rythme de la reprise mondiale, les ennuis du vaccin AstraZeneca qui aurait fourni au régulateur américain des données sur ses essais cliniques qui n'étaient pas à jour.

Des mesures de la Fed

Les marchés attendaient aussi à la mi-journée l'audition de Jerome Powell, président de la Banque centrale américaine (Fed), et de Janet Yellen, secrétaire au Trésor, devant une commission de la Chambre des représentants.

"M. Powell devrait dire que si la reprise de l'économie américaine va plus vite que prévu et semble se renforcer, elle est loin d'être complète", indiquaient les analystes de Schwab.

"Il devrait réaffirmer que la banque centrale continuera de soutenir l'économie grâce à une politique monétaire très accommodante", ont-ils ajouté.

Sur le plan des actions, Microsoft grimpait de 1 % alors que le géant informatique serait en discussions préliminaires, selon Bloomberg, pour le rachat de la plateforme de messagerie Discord, pour 10 milliards de dollars.

Les valeurs qui avaient récemment profité des espoirs de la reprise, perdaient du terrain à l'image du croisiériste Carnival (-2,70 %) ; les compagnies aériennes American Airlines et United Airlines perdaient plus de 2 %.

Au rang des indicateurs, les ventes de maisons neuves ont baissé plus que prévu (-18,2 %) en raison d'une vague de mauvais temps en février et sur fond de hausse des prix des matériaux de construction.