La Bourse de New York a grimpé à des niveaux inédits mercredi, profitant, à la veille de Thanksgiving, de données solides sur l'économie américaine.

  • Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,15% pour terminer à 28.164,00 points.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 0,66% pour finir à 8.705,17 points et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,42% à 3.153,63 points.

Les trois grands indices de Wall Street ont ainsi terminé à des sommets pour la troisième séance de suite, "illustrant la tendance incessante à la hausse malgré un flot de nouvelles mitigées" ces derniers temps, a remarqué Ken Berman de Gorilla Trades.

Mais mercredi, les nombreuses statistiques étaient dans leur ensemble "plutôt positives", a-t-il relevé.

La croissance de l'économie américaine au troisième trimestre notamment s'est révélée plus solide que prévu et a été révisée en hausse, à 2,1% en rythme annuel. La consommation, locomotive traditionnelle de la croissance puisqu'elle représente 70% du Produit intérieur brut (PIB) américain, est restée particulièrement soutenue (+2,9%).

Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont, de leur côté, légèrement rebondi en octobre, contrairement aux attentes des analystes.

Certains chiffres à relativiser

Certains chiffres sont toutefois un peu à relativiser, a estimé Christopher Low, de FTN Financial.

"La croissance du PIB a été gonflée par la constitution de stocks en prévision d'une grève (chez General Motors, NDLR), tandis que les commandes de biens durables ont augmenté suffisamment pour indiquer que la demande, au mieux, se stabilisait sans baisser plus", a-t-il expliqué.

"Dans l'ensemble, ce ne sont certainement pas des mauvaises nouvelles, mais il n'y a pas de quoi s'exciter non plus".

Selon le rapport de conjoncture publié régulièrement par la Banque centrale américaine, le Livre Beige, une croissance "modeste" s'est poursuivie en octobre et novembre mais les industriels sont toujours soucieux des tensions commerciales qui empêchent de planifier.

Freinant le Dow Jones, dont il est le membre le plus influent, Boeing a reculé de 1,46%. Des sources proches du dossier ont indiqué à l'AFP que des anomalies plus importantes que prévu affectent le 777X et pourraient retarder davantage l'arrivée de ce long-courrier dans le ciel mondial, un nouveau coup dur pour le groupe déjà englué dans la crise du 737 MAX.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine évoluait vers 21H15 GMT à 1,767%, contre 1,741% à la clôture mardi.

Les marchés américains seront fermés jeudi à l'occasion de Thanksgiving et la séance sera raccourcie vendredi à Wall Street.