La Bourse new-yorkaise évoluait en léger repli jeudi, les investisseurs semblant analyser les révélations d'un lanceur d'alerte accusant Donald Trump d'avoir sollicité l'ingérence de l'Ukraine pour l'élection présidentielle de 2020.

  • Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,04%, à 26.961,42 points vers 13H50 GMT.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,42% à 8.043,53 points et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,21% à 2.978,53 points.

Wall Street avait terminé en nette hausse mercredi, encouragée par des propos du président américain promettant un accord commercial avec la Chine "plus tôt qu'on ne le pense": le Dow Jones avait pris 0,61% et le Nasdaq était monté de 1,05%.

Dans un document publié jeudi par le Congrès, un lanceur d'alerte a indiqué que la Maison Blanche avait tenté de restreindre l'accès aux notes sur un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Dans le cadre de mes fonctions officielles, j'ai été informé par plusieurs responsables du gouvernement américain que le président des Etats-Unis utilisait les capacités de sa fonction pour solliciter l'ingérence d'un pays étranger dans l'élection de 2020 aux Etats-Unis", a écrit ce lanceur d'alerte.

Lors d'un échange téléphonique fin juillet, le président américain a notamment demandé à M. Zelensky d'enquêter sur son rival politique Joe Biden, candidat à la primaire démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2020.

Cet appel a déclenché le lancement d'une procédure de destitution par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

"Cette enquête va t-elle distraire le président (ou, au contraire, complètement l'accaparer) à tel point qu'il détourne son attention d'un accord commercial avec la Chine ? Va-t-elle l'obliger à parvenir à un accord en partant du principe que cela l'aiderait à renforcer le marché des actions et son statut politique? La Chine va t-elle s'abstenir de signer un accord complet, anticipant un changement politique en 2020?", s'interroge Patrick O'Hare de Briefing.

La place new-yorkaise réagissait également aux chiffres de la croissance américaine, confirmée à 2% pour le 2e trimestre, selon une dernière estimation publiée jeudi par le département du Commerce.

L'expansion de la première puissance économique du monde a nettement ralenti par rapport au premier trimestre (3,1%), conformément aux attentes des analystes, mais reste relativement soutenue.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s'établissait à 1,682%, en net recul par rapport à la clôture de la veille (1,737%).