La Bourse de New York chutait à l'ouverture, déstabilisée par des inscriptions au chômage en hausse aux Etats-Unis, un indicateur immobilier décevant et une remontée des taux obligataires. Peu avant 15H00 GMT, le Dow Jones perdait 0,64 % à 31.409,34 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, lâchait 0,96 % à 13.830,40 points. Le S&P 500 lâchait 0,70 % 3.903,67 points.

"Il est vrai que les indices sont ébranlés par la hausse des taux à long terme", résumait Patrick O'Hare de Briefing.com.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans remontaient au-dessus de 1,31 % au lieu de 1,27 % la veille, signe que les investisseurs sont inquiets d'une surchauffe de l'économie avec le massif plan de soutien de 1.900 milliards de dollars prévu qui pourrait initier une résurgence de l'inflation.

Des indicateurs décevants

Les inscriptions au chômage ont augmenté sur une semaine aux Etats-Unis, contrairement aux attentes.

Entre le 7 et le 13 février, 861 000 personnes se sont inscrites au chômage, quand les analystes en attendaient 775 000.

Les mises en chantier de logements neufs ont pour leur part reculé en janvier, pour la première fois depuis août, inscrivant une baisse de 6 % par rapport à décembre. Signe d'optimisme toutefois, les dépôts de permis de construire ont continué à augmenter.

"Le front économique reste obscurci, avec des demandes d'allocations chômage qui ont accéléré de façon étonnante, des mises en chantier qui ont chuté bien plus que prévu et des prix à l'importation plus forts qu'attendus", soulignaient les analystes de Schwab.

Signe d'un réchauffement des prix, l'indice des prix à l'importation pour janvier a augmenté de 1,4 %, la plus forte hausse depuis 2012. Même en ôtant les prix du pétrole qui ont fortement grimpé ces dernières semaines, la hausse des prix importés vers les Etats-Unis est de 0,9 %.

Et la croissance de l'activité manufacturière de la région de Philadelphie a ralenti en février, moins fort toutefois qu'attendu.

Walmart entraîne Wall Street

Autre frein au marché, le géant de la distribution Walmart, poids lourd du Dow Jones, plombait l'indice avec un titre dégringolant de 6 %.

Les investisseurs étaient déçus par des résultats moins bons qu'anticipé malgré une hausse des ventes, et à cause de perspectives faibles pour l'exercice en cours. L'enseigne de discount promettait toutefois des investissements agressifs pour affronter la nouvelle donne de la distribution en ligne.

Walmart prévoit aussi d'augmenter ses salariés pour atteindre "une moyenne" de 15 dollars de l'heure, une démarche qui n'était pas forcément du goût de Wall Street.

Les investisseurs allaient aussi être attentifs à l'audition d'une Commission financière du Congrès jeudi sur la saga de la fièvre spéculative GameStop (-2,77%) qui a agité la place new yorkaise le mois dernier.