A 14H50 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui a pour la première fois dépassé les 30.000 points mardi avant de battre en retraite, reculait de 0,90% à 29.642,27 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, après avoir ouvert en hausse, cédait 0,19% à 12.182,76 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 perdait 0,43% à 3.622,56 points.

Vendredi, le Dow Jones avait conclu en hausse de 0,13% un peu sous les 30.000 points, le Nasdaq et le S&P avaient terminé sur des records en hausse respectivement de 0,92% à 12.205,85 points et de 0,24% à 3.638,35 points.

Sur la base de la cotation de vendredi, le Dow Jones pourrait afficher en novembre ses meilleurs gains --presque 13%--, en 33 ans.

"Cette dernière séance d'un mois qui a été phénoménal pour le marché boursier a commencé sur une note mitigée", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.

"Un des signes que le marché est simplement en train de digérer ses gains démesurés est qu'il y a eu peu de réaction aux nouvelles informations sur Moderna", a-t-il noté.

Le laboratoire américain Moderna a annoncé qu'il déposerait lundi des demandes d'autorisations conditionnelles de son vaccin contre le Covid-19 aux Etats-Unis et en Europe, après que des résultats complets ont confirmé une haute efficacité estimée à 94,1%.

Si le titre de la start-up bondissait de 17,19% à l'ouverture, cela n'a pas entraîné d'euphorie dans les autres secteurs du S&P 500, quasiment tous en retrait comme les produits de consommation ou les titres industriels.

Le secteur énergétique a ouvert en nette baisse (-1,42%) alors qu'une réunion de l'Opep+, pour tenter de s'entendre sur les quotas de coupe de production d'or noir, capte toute l'attention des investisseurs.

Le concepteur de camions électriques et à hydrogène Nikola plongeait de 21,59% après avoir annoncé qu'au terme d'un nouvel accord avec General Motors, le constructeur de Détroit ne prendrait finalement par de participation dans son capital.

Le marché digérait aussi l'opération de fusion-acquisition à 44 milliards de dollars entre la société américaine S&P Global, qui gère les célèbres indices boursiers S&P 500 et Dow Jones, et le groupe IHS Markit (+7,17%), connu pour publier des indices d'activités économiques très suivis par les marchés et les décideurs.

Selon les analystes de Schwab, les investisseurs étaient attentifs à une potentielle intensification des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis alors que le président Trump envisage d'ajouter davantage d'entreprises chinoises à sa liste noire liée au secteur de la défense.

Sur le marché obligataire, le taux sur les bons du Trésor américain à 10 ans remontait légèrement à 0,8471% contre 0,8373%. La banque centrale américaine (Fed) a annoncé lundi prolonger jusqu'au 31 mars 2021 des facilités de crédit aux entreprises mises en place en mars pour amortir les conséquences économiques provoquées par la pandémie de coronavirus.