La Bourse de New York a débuté la semaine en ordre dispersé, tiraillée entre l'optimisme sur la relance économique après le passage au Sénat du plan de relance de Joe Biden pendant le week-end et les inquiétudes autour de l'inflation.

Quelques minutes après l'ouverture, le Dow Jones montait de 0,35 % à 31.606,82 points, tandis que le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,50 % à 12.855,86 points. L'indice élargi S&P 500 grappillait de son côté 0,01 % à 3.842,70 points.

Vendredi, la place new-yorkaise avait fortement progressé grâce des chiffres meilleurs que prévu sur les créations d'emplois aux Etats-Unis en février. Samedi, le Sénat américain a approuvé le plan de 1 900 milliards de dollars voulu par le président Joe Biden pour relancer la première économie mondiale, frappée par la pandémie.

Le texte doit être examiné mardi par la Chambre des représentants avant sa promulgation d'ici le 14 mars par le locataire de la Maison Blanche.

Dans le même temps, les rendements sur les bons du Trésor américain continuaient de monter, conséquence d'une anticipation de la hausse des prix avec le retour de la croissance.

Le taux obligataire à dix ans s'établissait aux alentours de 1,59 %.

Inversion du rapport de force?

"Il se peut qu'il y ait une bifurcation à Wall Street aujourd'hui", prédit JJ Kinahan de TD Ameritrade.

"Les valeurs technologiques prennent l'eau, mais la hausse des taux d'intérêt n'est pas forcément la pire des choses pour les banques", poursuit-il. "Cela signifie que le Dow Jones Industrial Average et le S&P 500 pourraient se distinguer un peu du Nasdaq."

Parmi les valeurs du jour, GameStop grimpait de 11 %. La chaîne de magasins de jeux vidéos, à l'origine d'une fièvre spéculative à Wall Street fin janvier, a annoncé que l'actionnaire activiste Ryan Cohen allait diriger un comité au sein conseil d'administration chargé d'accélérer la transformation numérique de l'entreprise.

General Electric montait de 2,2 %. Selon le Wall Street Journal, le conglomérat américain serait sur le point de céder son activité de location d'avions à l'Irlandais AerCap Holdings (+8,8 %), l'un des plus gros noms du secteur, pour plus de 30 milliards de dollars.

Disney prenait 2,8 %, profitant de la réouverture en capacité réduite de ses parcs d'attraction en Californie à compter du 1er avril, près d'un an après leur fermeture provoquée par la pandémie.