Wall Street progressait mercredi à l'ouverture, repartant à la hausse après deux séances de dégringolade au cours desquelles un vent de panique lié au coronavirus a soufflé sur le marché.

  • Vers 16h, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,98% à 27.347,77 points.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 1,31% à 9.082,76 points et l'indice élargi S&P 500 progressait de 1,03 à 3.160,41 points.

La Bourse new-yorkaise avait dévissé mardi, les investisseurs s'alarmant de la vitesse de propagation du nouveau coronavirus: le Dow Jones avait plongé de 3,15% et le Nasdaq de 2,77% après s'être déjà très nettement affaissés la veille.

Si la pneumonie virale continuait mercredi de se répandre, la propagation du virus semblait avoir atteint un pic en Chine, où les autorités ont annoncé 52 nouveaux décès en 24 heures, le plus faible chiffre en plus de trois semaines.

La hausse du nombre de cas de contaminations à travers le monde, notamment en Italie mais aussi dans d'autres pays européens comme l'Autriche, la Suisse ou la France, restait toutefois un sujet de préoccupation pour les acteurs du marché.

"Pour beaucoup, l'hypothèse est que l'impact va être plus important et durer plus long qu'initialement prévu", explique Patrick O'Hare de Briefing.

"La crainte supplémentaire qui a émergé hier est que les Etats-Unis ne vont pas être épargnés par l'épidémie et pourraient bientôt se retrouver dans la situation de paralysie, qui a lourdement affaibli l'activité économique de la Chine, du nord de l'Italie et d'autres endroits", précise l'expert.

Donald Trump doit d'ailleurs s'exprimer mercredi en fin de journée depuis la Maison Blanche sur la crise du coronavirus en présence de responsables des Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC).

Le président américain, qui a fait des bonnes performances économiques des Etats-Unis et de la santé flamboyante de la Bourse le principal argument de sa campagne de réélection, a accusé les démocrates et certains médias de noircir le tableau et d'affoler les marchés.

Mardi sur la chaîne d'informations financières CNBC, son conseiller économique Larry Kudlow a appelé les investisseurs à ne pas céder à la panique, soulignant que le coronavirus ne représentait pas une "tragédie économique".

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine remontait un peu après avoir touché mardi son plus bas historique. Il s'établissait à 1,356% contre 1,352% à la précédente clôture.