Wall Street progressait à l'ouverture mercredi, espérant enregistrer une troisième séance de hausse consécutive, dans un marché toujours confiant sur le redémarrage économique des Etats-Unis.

  • Vers 13H55 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, prenait 0,81% à 25.952,20 points.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,47% à 9.653,64 points.
  • Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, gagnait, lui, 0,71% à 3.102,65 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le vert mardi, la perspective de voir l'économie repartir progressivement l'emportant sur les manifestations aux Etats-Unis ou le risque de nouvelles tensions sino-américaines: le Dow Jones avait progressé de 1,05%, le Nasdaq de 0,59% et le S&P 500 de 0,82%.

"Au rythme actuel, le S&P 500 pourrait très prochainement toucher un nouveau plus haut historique", estime Patrick O'Hare de Briefing.com.

L'indice élargi de la place new-yorkaise a atteint un record mi-février, en s'établissant à 3.386,15 points.

Selon M. O'Hare, la hausse des grands indices de Wall Street est "impressionnante, déroutante, étonnante et dérangeante", étant donné le contexte économique aux Etats-Unis.

Les indicateurs continuent en effet de montrer l'ampleur de la crise provoquée par le coronavirus et des mesures pour tenter de l'endiguer.

Mercredi, l'enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP a ainsi révélé que les entreprises privées américaines avaient détruit 2,7 millions d'emplois en mai à cause de la pandémie.

Si ce chiffre reste historiquement élevé, il est largement inférieur à celui d'avril (20 millions) et moins pire que ce à quoi s'attendaient les analystes, qui tablaient sur 9 millions d'emplois détruits.

La progression des indices boursiers s'explique ainsi, selon M. O'Hare, par "la crainte renforcée de manquer de nouveaux profits avec chaque hausse, chaque nouvelle mesure de soutien économique (aux Etats-Unis et à l'étranger), chaque nouvelle négative étant censée s'améliorer et chaque nouvelle positive confirmant l'idée que le pire est derrière nous".

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait, évoluant à 0,7311% contre 0,6852% mardi soir.