Wall Street a ouvert en légère hausse vendredi, les acteurs financiers faisant preuve d'un optimisme prudent sur le dossier commercial sino-américain.

  • L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, gagnait 0,24%, à 27.159,58 points, vers 14H00 GMT.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 0,16%, à 8.196,27 points, et l'indice élargi S&P 500 prenait 0,25%, à 3.014,41 points.

La Bourse new-yorkaise avait terminé en ordre dispersé jeudi, les investisseurs digérant la baisse des taux directeurs américains annoncée la veille par la Banque centrale américaine (Fed): le Dow Jones avait reculé de 0,19% tandis que le Nasdaq avait grappillé 0,07%.

Les principaux indices de la cotation new-yorkaise profitaient notamment vendredi "d'informations selon lesquelles les services du représentant au commerce (USTR) ont accordé des exemptions sur 437 types de produits importés de Chine", selon Patrick O'Hare, de Briefing.

Une réunion technique s'est tenue jeudi à Washington entre négociateurs chinois et américains en vue de préparer les pourparlers bilatéraux prévus début octobre. Un deuxième rendez-vous devait avoir lieu dans la matinée de vendredi.

Wall Street profitait aussi de la progression du titre d'Apple, dont le dernier modèle d'iPhone, l'iPhone 11, est commercialisé ce vendredi. L'action de la firme à la pomme montait de 0,4%.

Intervention rassurante

Les acteurs financiers semblaient par ailleurs rassurés par l'intervention de la Banque de la Réserve fédérale de New York sur les marchés interbancaires vendredi matin, l'offre de la Fed ayant quasiment égalé la demande, qui était de 75,5 milliards.

Cette injection de liquidités, la quatrième opération de ce type depuis le début de la semaine, vise "à maintenir les taux sur les fonds fédéraux dans la fourchette de 1,75% à 2%", selon la Fed de New York.

Les acteurs du marché étaient également attentifs aux commentaires de plusieurs membres de la Fed, qui réagissaient à la baisse des taux au jour le jour d'un quart de point de pourcentage annoncée mercredi.

Eric Rosengren, le président de la Fed de Boston, qui s'est opposé à la baisse, a estimé que l'économie américaine "n'avait pas besoin d'un stimulus monétaire supplémentaire".

James Bullard, de la Fed de Saint Louis (Missouri), qui était au contraire en faveur d'une baisse plus importante, d'un demi point de pourcentage, a jugé qu'il aurait été utile de "se prémunir contre de nouvelles baisses de l'inflation attendues et contre un ralentissement de l'économie qui est soumise à d'importants risques baissiers".

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine évoluait à 1,768%, en recul par rapport à sa clôture de la veille (1,784%).