La Bourse de New York tentait de repartir de l'avant vendredi après les pertes de la veille provoquées par les craintes d'une hausse de l'impôt sur les plus-values de capitaux pour les plus riches aux Etats-Unis.

A 14H00 GMT, le Dow Jones, qui avait démarré dans le rouge juste après l'ouverture, avançait de 0,14 % à 33.863,19 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,74 % à 13.920,45 points. Le S&P 500 prenait 0,24 % à 4.144,48 points.

Jeudi, le Dow Jones et le Nasdaq, avaient abandonné tous les deux 0,94 % pour s'établir respectivement à 33.815,90 points et 13.818,41 points. Le S&P 500 avait lâché 0,92 % à 4.134,98 points.

"Vu le haut niveau du marché, les investisseurs ont été enclins à trouver des raisons pour prendre leurs bénéfices", a estimé Art Hogan de National Securities.

"Le catalyseur est apparu jeudi après-midi" avec l'annonce dans la presse que "la Maison Blanche a l'intention de proposer de presque doubler le taux d'imposition des gains sur les capitaux pour ceux qui gagnent plus d'un million de dollars par an", a ajouté l'analyste soulignant que cela ne concernerait toutefois de 0,32 % des contribuables américains.

Selon le New York Times et l'agence Bloomberg, les gains provenant des transactions boursières pourraient ainsi être taxés à un taux de 39,6 % au lieu de 20 % actuellement pour les Américains les plus riches.

Résultats d'entreprises en faveur de l'optimisme 

Les résultats d'entreprises ont pourtant continué dans l'ensemble "de nourrir l'optimisme pour une forte croissance en 2021 mais les inquiétudes autour de la hausse des cas de Covid-19 dans plusieurs régions du monde atténue quelque peu l'enthousiasme", relevaient les analystes de Schwab, alors que l'état d'urgence a été déclaré à Tokyo et que l'Inde s'enfonce dans la crise sanitaire.

Le géant des semi-conducteurs Intel, qui a enregistré pourtant un résultat meilleur que prévu malgré un chiffre d'affaires en repli, abandonnait plus de 7 %.

Le titre du fabricant de jouets Mattel grimpait de 8,62 % après des ventes en forte hausse au 1er trimestre, grâce aux poupées Barbie. Pendant la pandémie, les ventes de figurines, de jeux de construction et de sociétés ont progressé de 69 %.

American Express lâchait 6 %. Le groupe financier a vu son résultat s'inscrire en hausse grâce à la libération de réserves mais son chiffre d'affaires a décliné au 1er trimestre notamment du fait d'une réduction des dépenses de voyages.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans avançaient légèrement à 1,56 % au lieu de 1,54 % la veille.