La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé mardi matin, rassurée par les bons résultats de géants américains de la grande distribution, mais déçue par les mises en chantier de logements aux États-Unis le mois dernier.

Vers 14H05 GMT, le Dow Jones Industrial Average cédait 0,30 % à 34.223,73 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,24 % à 13.410,70 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,20 % à 4.154,98 points.

"Ce matin, Walmart (WMT) et Home Depot (HD) sont devenues les dernières grandes entreprises à battre sans aucun problème les prévisions moyennes des analystes", note JJ Kinahan de TD Ameritrade. "La grande distribution est en très bonne santé et les consommateurs le sont aussi."

Dopées par les aides du gouvernement aux ménages américains, les ventes de Walmart ont progressé au premier trimestre. Le groupe, dont l'action progressait de 2,61 % à Wall Street, a relevé ses prévisions de bénéfice annuel.

Home Depot, spécialiste de l'aménagement de la maison, a pour sa part profité de la popularité du bricolage pendant la pandémie pour augmenter son chiffre d'affaires trimestriel. Le titre de l'entreprise cédait toutefois 0,65 %.

Macy's fait mieux que prévu

La chaîne de grands magasins Macy's (+0,47 %) a, elle aussi, fait mieux que prévu et revu à la hausse des prévisions sur l'année. Mercredi, les groupes Target et Lowe's poursuivront la vague de résultats dans le secteur de la grande distribution américaine.

Parmi les autres valeurs du jour, le géant du commerce en ligne Amazon (+0,68 %) est en discussions en vue du rachat du studio hollywoodien MGM, derrière la franchise James Bond, pour 9 milliards de dollars, rapportent mardi plusieurs médias.

Tesla, qui n'a fini que deux fois dans le vert depuis le début du mois de mai, reculait de 0,86 %. Michael Burry, le gérant du fonds spéculatif Scion Capital, rendu célèbre par le film "The Big Short", a fait un pari à la baisse sur le titre du fabricant de véhicules électriques. L'enthousiasme sur le front des résultats était tempéré par des mises en chantier de logements neufs aux États-Unis décevantes.

Celles-ci ont en effet reculé bien plus qu'attendu en avril, pénalisées par les difficultés d'approvisionnement en matériaux de construction sur le plan mondial malgré une demande toujours forte, selon les données du département du Commerce.

Le mois dernier, 1,569 million de maisons et immeubles privés ont commencé à être construits dans le pays, en rythme annualisé ajusté des variations saisonnières, soit une baisse de 9,5 % par rapport à mars. Les analystes attendaient 1,715 million de mises en chantier.