La Bourse de New York se reprenait à l'ouverture après avoir trébuché la veille, secouée par des agitations spéculatives et une réunion de la Fed.

A 15H15 GMT, le Dow Jones grimpait de 1,68%, le Nasdaq de 1,13% et l'indice élargi S&P 500 avançait de 1,56%.

Mercredi, Wall Street avait accusé sa pire chute depuis octobre, l'indice des valeurs vedettes Dow Jones ayant lâché 2,05% à 30.303,17 points. Le Nasdaq, à forte concentration technologique, avait abandonné 2,61% à 13.270,60 points et le S&P 500 avait chuté de 2,57% à 3.750,77 points.

La Bourse de New York avait été secouée par la saga boursière autour de l'action GameStop. Selon les analystes, des hedge funds ont dû liquider des positions pour couvrir leurs paris à la baisse sur le titre de la chaîne de magasins de jeux vidéo, favorisé en masse par des boursicoteurs coordonnés sur les réseaux sociaux.

Les investisseurs avaient aussi digéré le diagnostic de la Banque centrale américaine (Fed) qui a estimé que le rythme de la reprise s'est "affaibli" ces derniers mois, mais qui a réitéré ses promesses d'une poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante.

L'indice VIX impliquant une volatilité avait grimpé à son plus haut depuis novembre.

Une semaine chargée en résultats 

Ce jeudi, le département du Commerce a publié les chiffres de la croissance de la première économie mondiale, qui montrent que le dernier trimestre a progressé moins que prévu, à +4% en rythme annualisé. Sur l'année, le PIB américain a connu sa pire contraction (-3,5%) depuis 1946.

"La semaine la plus chargée de la saison des résultats se poursuit, avec les résultats d'Apple et de McDonald's, ainsi que ceux de Facebook, Tesla et American Airlines, qui ont reçu une réponse mitigée des marchés", ont indiqué les analystes de Schwab. Malgré de bons résultats, Apple perdait plus de 2% tandis que Tesla lâchait presque 6%.

A l'inverse, American Airlines, titre de la "vieille" économie, était généreusement salué, s'envolant de 17%, son PDG ayant assuré que 2021 serait "une année de reprise" malgré des pertes de 9 milliards de dollars en 2020.

La compagnie semblait aussi être devenue la dernière coqueluche des boursicoteurs du forum WallStreetBets en révolte contre Wall Street à l'instar de l'action GameStop, objet d'une bataille boursière.

Le titre de la chaîne de magasins de jeux video continuait de grimper de plus de 20% après l'ouverture, alors que des courtiers en ligne, tel Robinhood, ont retiré jeudi matin de leur plateforme d'échanges l'action GameStop jugée trop spéculative.

D'autres titres de compagnies semblant susciter également une bataille rangée entre investisseurs à terme et investisseurs amateurs s'écroulaient après avoir atteint des sommets. C'était le cas de la chaîne de salles de cinema AMC (-35%), de Nokia (-22%) et de Blackberry (-26%).

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans sur les bons du Trésor remontait à 1,0432% 1,0161% la veille.