• Vers 14H05 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,40% à 26.763,69 points, s'affichant en baisse après quatre séances de hausse.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 1,40% à 10.403,30 points.
  • L'indice élargi S&P 500 lâchait 0,72%, à 3.203,40 points.

Wall Street avait terminé dans le vert mercredi, enthousiasmée par les résultats trimestriels de la banque Goldman Sachs et rassurée par une annonce de la biotech Moderna sur le développement d'un vaccin contre le coronavirus: le Dow Jones avait gagné 0,85% et le Nasdaq avait pris 0,59%.

Les statistiques sur la santé de l'économie américaine diffusées jeudi étaient mitigées.

Le nombre de nouveaux chômeurs hebdomadaires aux Etats-Unis est resté quasi-stable avec 1,3 million de personnes qui se sont inscrites entre le 5 et le 11 juillet. Et selon des données publiées avec une semaine de décalage, le nombre total de bénéficiaires d'une allocation était également en léger recul: 17,3 millions d'Américains touchaient ainsi le chômage au cours de la semaine achevée le 4 juillet.

Les ventes au détail aux Etats-Unis ont de leur côté augmenté de 7,5% aux Etats-Unis en juin, progressant pour le deuxième mois de suite après trois mois de repli en raison des mesures de confinement.

Les bilans trimestriels dévoilés par plusieurs sociétés jeudi étaient aussi contrastés.

Bank of America perdait ainsi 3,48% alors que son bénéfice net, plombé par l'argent mis de côté pour faire face aux impayés de ses clients, a glissé de 54%.

La banque d'affaires Morgan Stanley (+1,50%) a en revanche largement profité de l'activité de ses traders et a dégagé des recettes et des bénéfices record au deuxième trimestre.

Le groupe pharmaceutique et de produits d'hygiène Johnson & Johnson (-0,26%), lancé dans la course au vaccin contre le Covid-19, a pour sa part vu ses résultats chuter au deuxième trimestre à cause de la pandémie, mais a revu ses objectifs en légère hausse.

Piratage chez Twitter

Pour les analystes de Charles Schwab, "l'explosion des nouveaux cas de Covid-19 semble continuer à apporter un certaine malaise (sur les marchés) tout comme les tensions entre les Etats-Unis et la Chine".

Mais pour Patrick O'Hare de Briefing, "l'incapacité des indices à alimenter leurs récents gains à l'ouverture pourrait tout simplement être lié à l'idée que les indices sont mûrs pour un repli".

En plus des résultats d'entreprises et des indicateurs aux Etats-Unis, les investisseurs digèrent une myriade bigarrée d'informations, sur la croissance en Chine, sur la Banque centrale européenne ou encore sur les discussions en cours au Congrès sur une éventuelle aide financière supplémentaire, souligne-t-il.

Parmi les autres valeurs du jour, Twitter cédait 2,83% alors que le réseau social a été victime d'un piratage massif qui a visé mercredi des comptes de personnalités sur son réseau, dont ceux de Joe Biden, Bill Gates, Elon Musk, et Barack Obama, remettant sur le devant de la scène la question de la cybersécurité.

American Airlines, qui a prévenu mercredi qu'elle pourrait congédier jusqu'à 25.000 salariés en octobre, chutait de 7,40%.

Le producteur d'aluminium et de bauxite Alcoa, qui a confirmé mercredi soir avoir réduit ses pertes au deuxième trimestre grâce notamment à des économies et à une hausse de sa production, bondissait de 3,78%.

La chaîne de restauration Domino's Pizza prenait aussi 0,72% après avoir fait part de résultats dopés par une hausse de la consommation de pizzas pendant la pandémie aux Etats-Unis.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait à 1,6119%, contre 0,6299% mercredi soir.