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Après s'être emballés en fin de séance mercredi, les indices vedette de la Bourse de New York ont enregistré leur meilleure performance depuis 2009, repartant ainsi nettement de l'avant après une chute tout aussi spectaculaire au cours des derniers jours.

Le Dow Jones Industrial Average a bondi de 4,98% ou 1.086,2 points, pour terminer à 22.878,36 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est envolé de 5,84% à 6.554,36 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 4,96% à 2.467,70 points.

Cette progression correspond surtout à un rebond technique après une période particulièrement chaotique à Wall Street: les indices, après leur pire semaine depuis 2008, s'étaient encore enfoncés lundi et avaient connu leur pire performance jamais enregistrée la veille d'un Noël.

Après une telle débandade, le marché "était franchement prêt pour un rebond", relève Matt Miskin de Manulife Asset Management.

"C'est fou de voir comment les investisseurs peuvent être aussi pessimistes et le lendemain se dire que les choses ne vont pas si mal", ajoute-t-il.

"Fondamentalement, rien n'a changé", abonde Karl Haeling de LBBW.

Dans un marché aux faibles volumes en cette période de fêtes, ce considérable retournement de tendance a été alimenté par la vigueur du secteur de l'énergie, qui a profité de l'envolée de près de 9% du baril de pétrole coté à New York.

Autre élément entraînant: Amazon a gagné 9,45% après avoir indiqué n'avoir jamais envoyé autant d'articles pour les fêtes de fin d'année. Un signal encourageant pour l'ensemble du secteur de la distribution et la consommation des Américains en général.

Quelques grandes stars de la tech étaient aussi à la fête: Facebook s'est apprécié de 8,16%, Apple de 7,04% et Microsoft de 6,83%.

L'état d'esprit du marché a également été rasséréné par des commentaires d'un conseiller de la Maison Blanche, Kevin Hassett, qui a assuré que le poste de Jerome Powell à la présidence de la Banque centrale américaine n'était aucunement menacé.

Des informations de presse avaient évoqué en fin de semaine dernière un possible limogeage du patron de l'institution par Donald Trump, une éventualité redoutée par des investisseurs s'inquiétant déjà de voir partir un à un les responsables considérés comme les plus importants contre-poids aux décisions intempestives du locataire de la Maison Blanche.

Dans ce regain d'appétit pour le risque, le marché obligataire a reculé, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans des États-Unis remontant à 2,807%, contre 2,738% lundi à la clôture, et celui à 30 ans à 3,065%, contre 2,993%.