Wall Street évoluait en ordre dispersé, à l'entame d'une semaine où les investisseurs guetteront plusieurs indicateurs américains pour prendre le pouls de la reprise de l'activité économique.

Vers 14H05 GMT, le Dow Jones Industrial Average montait de 0,50 % à 34 999,98 points tandis que le Nasdaq, à forte coloration technologique, tombait de 1,48 % à 13 549,25 points.

L'indice élargi S&P 500 était proche de l'équilibre (-0,10 % à 4.228,56 points).

"Le calendrier économique est en veilleuse aujourd'hui, mais il va se remplir dans la semaine avec des données importantes sur l'inflation, un sujet qui fait l'objet d'une surveillance accrue depuis quelque temps alors que la Fed pourrait commencer à réduire son programme de rachat d'actifs", notent les analystes de Charles Schwab.

Mercredi, le département du Travail publiera l'indice des prix à la consommation (CPI) pour avril. En mars, l'inflation s'était établie à 0,6% en rythme mensuel et à 2,6% sur un an.

Les acteurs du marché prendront connaissance jeudi des chiffres hebdomadaires des demandes d'allocations chômage.

Vendredi, le département du Commerce diffusera les ventes au détail en avril, la Réserve fédérale donnera l'état de la production industrielle américaine le mois dernier et l'université du Michigan livrera son estimation préliminaire sur la confiance des consommateurs en mai.

En fin de semaine dernière, les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis ont été décevants avec seulement 266.000 emplois créés en avril, loin du million escompté.

Plusieurs grandes entreprises cotées doivent par ailleurs publier leurs résultats trimestriels dans les prochains jours, dont le géant américain des jeux vidéo Electronic Arts mardi et Walt Disney Company, membre du Dow Jones, jeudi.

La société de cosmétiques Coty chutait de 9,28% après avoir fait part, avant l'ouverture de la Bourse, d'une baisse de ses ventes au premier trimestre en raison notamment des mesures de confinement en Europe.

Le groupe hôtelier Marriott, dont le chiffre d'affaires trimestriel s'est établi légèrement en-dessous des prévisions des analystes, perdait 1,96%. L'entreprise a toutefois dit s'attendre à un rebond de la demande grâce aux progrès des campagnes de vaccination contre le coronavirus.

Le sous-secteur de l'énergie au sein du S&P 500 était en revanche en hausse (+1,58%), porté par les craintes sur l'approvisionnement après une cyberattaque ayant contraint un important distributeur de carburants aux Etats-Unis à interrompre son immense réseau d'oléoducs le week-end dernier.