L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average (DJIA), cédait 0,54% à 28.237,37 points vers 14H55 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 1,07% à 11.763,73 points et l'indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain, était en baisse de 0,58% à 3.490,00 points.

Conservant la même dynamique que depuis le début de la semaine, la Bourse de New York s'était nettement appréciée jeudi, accueillant avec enthousiasme la possibilité d'une présidence du démocrate Joe Biden et d'un Sénat dominé par les républicains: le Dow Jones était monté de 1,95% et le Nasdaq de 2,59%.

Le dépouillement continuait vendredi à avancer au compte-gouttes et M. Biden se retrouvait à un pas de la Maison Blanche après avoir pris la tête de la course dans l'Etat-clé de Pennsylvanie, qui dispose de 20 grands électeurs susceptibles de le propulser au-delà du seuil des 270 requis pour l'emporter.

Mais les investisseurs tournaient de nouveau leur attention vers le Sénat américain, qui semblait jusque-là parti pour rester sous contrôle républicain.

Un scrutin sénatorial en Géorgie va donner lieu à un second tour et un autre dans le même Etat pourrait prendre la même direction.

"La possibilité que les démocrates emportent tout sur leur passage est de nouveau sur la table", a relevé Mike Schumacher de Wells Fargo.

"Cela reste peu probable mais c'est une possibilité avec les seconds tours en Géorgie", a-t-il ajouté en soulignant que les résultats ne seraient alors pas connus avant début janvier.

C'est peut-être la raison pour laquelle les marchés semblent vouloir éviter le risque ce vendredi, a avancé le spécialiste.

Il est aussi possible que "les investisseurs engrangent simplement des bénéfices après une forte semaine", a-t-il noté.

L'indicateur du jour s'est pour sa part montré meilleur que prévu: le taux de chômage a baissé aux Etats-Unis en octobre à 6,9%.

Il a ainsi baissé de 1 point de pourcentage par rapport à septembre, et est bien inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur un taux de chômage à 7,7%.

"Le rapport étant meilleur qu'anticipé, cela pourrait pousser les parlementaires à revoir à la baisse le montant du plan de soutien à l'économie qui était en cours de négociations avant l'élection", a souligné Patrick O'Hare de Briefing. Les démocrates défendaient un programme à 2.200 milliards de dollars et les républicains semblaient prêts à monter jusqu'à 1.800 milliards.

Les résultats d'entreprises du jour continuaient pour leur part à être affectés par les conséquences de la pandémie sur leurs activités.

Uber (+3,12%), le leader mondial de la réservation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) a perdu 1,1 milliard de dollars au troisième trimestre, marqué par une petite reprise de son activité de déplacements et un bond de celles de livraisons de repas.

Le vendeur de cosmétiques Coty bondissait de 19,46% après avoir fait part d'un bénéfice surprise grâce à l'envol de ses ventes en ligne.

La chaîne d'hôtels Marriott a vu son chiffre d'affaires plonger de 57%. Même si son bénéfice net a chuté de 74%, le groupe reste dans le vert et son action prenait vendredi 1,87%.