Le Dow Jones Industrial Average a baissé de 0,35%, à 30.068,81 points et l'indice élargi S&P 500 a cédé 0,79%, à 3.672,82 points.

"Il y a sur le marché une lutte acharnée entre les nouvelles sur le virus et les nouvelles sur le vaccin", explique Art Hogan de National Holdings.

"Ce qui permet de les départager, c'est l'espoir d'un plan de relance", poursuit-il. "Lorsqu'il y a une secousse, le marché a besoin de reprendre son souffle et je crois que c'est ce qui s'est produit aujourd'hui."

A l'approche des fêtes de fin d'année, l'adoption d'aides budgétaires pour les foyers et entreprises les plus durement frappés par la crise liée au coronavirus reste hautement incertaine.

Trois textes différents sont sur la table, dont une proposition récente de la Maison Blanche, mais aucun n'emporte l'adhésion des parlementaires républicains et démocrates.

Plusieurs grands noms de la tech ont enregistré des pertes importantes mercredi, dont Amazon (-2,30%), Alphabet (-1,85%) et Apple (-2,09%).

Facebook (-1,93%) a aussi baissé, par ailleurs lesté par des accusations de plusieurs autorités américaines selon lesquelles le géant californien s'est livré à des pratiques anticoncurrentielles lors de l'acquisition de plusieurs services phares, dont WhatsApp ou Instagram.

Le service de livraison de nourriture DoorDash, qui a vu la demande pour ses services croître pendant la pandémie, s'est en revanche régalé pour son entrée à Wall Street où le titre du groupe s'est envolé de 86%, à 189,51 dollars, au premier jour de cotation.

Parmi les autres valeurs du jour, le spécialiste de sécurité informatique FireEye a chuté de plus de 13%. L'entreprise, généralement appelée à la rescousse en cas de piratage, a elle-même été victime d'une cyberattaque qui pourrait avoir été menée par un Etat, selon un document transmis au gendarme boursier américain mardi.

Boeing a perdu 1,91%. Le premier vol commercial du 737 MAX depuis 20 mois a atterri sans encombre à Porto Alegre, au Brésil. L'avion a été autorisé récemment à voler de nouveau par les autorités américaines et brésiliennes après avoir été cloué au sol pendant vingt mois suite à deux accidents mortels ayant fait 346 morts.