• Les grands indices de la place new-yorkaise, qui ont ouvert en baisse, s'enfonçaient plus nettement: le Dow Jones Industrial Average plongeait de 3,11%, le Nasdasq, à forte coloration technologique, reculait de 1,79% et l'indice élargi S&P 500 de 2,35%.

"Au lieu de calmer les choses, la pause du week-end semble avoir rajouté des problèmes au marché après trois semaines de suite dans le rouge", note JJ Kinahan, responsable de la stratégie marchés chez TD Ameritrade.

Parmi les motifs de crainte, la flambée de nouveaux cas de Covid-19 ces derniers jours en Europe, fait redouter de nouvelles mesures de confinement et pourrait peser sur l'économie.

Aux Etats-Unis, le décès vendredi de la doyenne de la Cour Suprême Ruth Bader Ginsburg laisse envisager une âpre bataille politique et de vives tensions pour son remplacement. Donald Trump entend désigner dès cette semaine son remplaçant malgré les critiques des démocrates.

Cette situation fait s'éloigner la perspective d'une adoption de nouvelles mesures budgétaires pour soutenir l'économie américaine avant l'élection présidentielle de novembre.

Les géants américains de la tech continuaient pour leur part de souffrir d'une pression à la vente, entamée depuis le début du mois: Apple (-0,72%), Amazon (-2,06%), Facebook (-2,54%) et Alphabet (-2,73%), la maison mère de Google, étaient tous en recul.

Microsoft (-1,27%) baissait également en dépit de l'annonce de son rachat de ZeniMax, la maison-mère du groupe de jeux vidéos Bethesda Softworks pour 7,5 milliards de dollars.

Plusieurs grands noms du secteur bancaire étaient aussi à la peine après des révélations d'une enquête internationale affirmant que des montants astronomiques d'argent sale avaient transité durant des années par ces institutions: JPMorgan chutait de 4,29% et Citigroup de 3,10%.