• Vers 14H00 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,10% à 28.280,34 points.
  • Le Nasdaq, à forte coloration technologique, grappillait 0,01% à 11.380,52 points.
  • L'indice élargi S&P 500 montait de 0,10% à 3.434,85 points.

Wall Street avait démarré la semaine dans le vert lundi, encouragée par des nouvelles informations sur la lutte contre le Covid-19, qui ont dopé des secteurs comme le transport aérien: le Dow Jones avait pris 1,35% pendant que le Nasdaq (+0,60%) et le S&P 500 (+1,00%) grimpaient à des niveaux inédits.

Alors qu'ils ne s'étaient pas parlé depuis des mois, en pleine dégringolade des relations bilatérales, négociateurs chinois et américains sont tombés d'accord mardi pour mettre en oeuvre l'accord commercial signé en janvier.

"Les deux parties constatent des progrès et sont déterminées à prendre les mesures nécessaires pour assurer la réussite de l'accord", ont souligné les services du représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer à l'issue d'une conférence téléphonique avec le vice-Premier ministre chinois Liu He.

De quoi rasséréner les marchés, qui redoutent toujours une escalade des tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales.

De façon plus générale, "les analystes ont affirmé pendant la majeure partie de l'été que les investisseurs avaient encore beaucoup d'argent à placer et qu'il n'y avait pas vraiment d'alternative que le marché des actions", relève JJ Kinahan de TD Ameritrade.

De fait, ajoute-t-il, "le S&P 500 est en hausse de près de 5% depuis le début du mois et au-dessus des 3.400 points pour la première fois de son histoire".

Ce nouveau seuil atteint, et en pleine torpeur de fin d'été, les échanges restaient toutefois mardi dans une fourchette limitée.

La publication en cours de séance de deux indicateurs contrastés a un peu pesé sur la tendance.

Les ventes de maisons neuves ont d'une part bondi en juillet, de 13,9%, selon les données du département du Commerce.

Mais la confiance des consommateurs se dégrade encore en août selon le Conference Board.

Parmi les valeurs du jour figuraient celles concernées par le grand remue-ménage décidé par la société qui gère l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average.

S&P Dow Jones Indices a décidé de faire sortir le pétrolier ExxonMobil (-1,63%), le laboratoire Pfizer (-1,40%) et la compagnie de défense et d'aéronautique Raytheon Technologies (-1,72%).

Ces groupes sont remplacés respectivement par l'éditeur de logiciels Salesforce (+2,93%), la biotech Amgen (+4,65%) et le groupe industriel Honeywell (+4,36%).

ExxonMobil était présent dans le Dow Jones depuis 1928 via une des sociétés l'ayant précédée, Standard Oil of New Jersey.

Le joaillier Tiffany chutait de 2,83% alors que la date butoir pour boucler son rapprochement avec le numéro mondial du luxe LVMH, initialement fixée à fin août, a été repoussée de trois mois.

La chaîne de magasins de produits électroniques Best Buy reculait de 7,25% après avoir fait part de résultats trimestriels supérieurs aux attentes mais de prévisions décevantes.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait, à 0,6916% contre 0,6542% lundi soir.