• L'action prenait 0,5% à 1.575 dollars peu après l'ouverture à la Bourse de New York, mais connait une envolée époustouflante depuis plusieurs mois: elle a bondi de 275% depuis le début de l'année.

Tesla a détrôné début juillet le japonais Toyota du rang de constructeur automobile détenant la capitalisation boursière la plus élevée au monde.

La société vaut environ 290 milliards de dollars à Wall Street actuellement, soit sept fois plus que General Motors ou dix fois plus que Ford.

Pourtant, la part de marché de Tesla sur le marché mondial de l'automobile est passée de 0,1% en 2017 à 0,8% attendu en 2020, remarque dans une note récente Jim Reid de Deutsche Bank. "Par comparaison, Volkswagen est à environ 14%", ajoute-t-il.

Cependant, "la croissance des parts de marché de Tesla sur son secteur en tant que tel est particulièrement impressionnante et a bousculé les autres acteurs en place", remarque le stratégiste.

Quant à la performance du groupe en Bourse, elle est liée au fait que "les véhicules électriques sont vus comme le futur, l'investissement ESG (environnemental, social et de gouvernance) est en pleine croissance et Tesla est un des chouchous des utilisateurs de Robinhood", une plateforme d'investissement prisée par les millenials, estime-t-il.

Si Tesla affiche mercredi soir un bénéfice pour le quatrième trimestre de suite, il répondrait alors aux conditions nécessaires pour intégrer le populaire indice S&P 500.

L'action du constructeur serait alors systématiquement intégrée à de nombreux produits financiers suivant mécaniquement les fluctuations de l'indice (ETF), prenant ainsi encore plus d'ampleur.

Selon les prévisions des analystes compilées par FactSet, l'entreprise devrait dégager une perte nette au deuxième trimestre.

Mais Tesla avait largement dépassé les attentes en annonçant début juillet avoir livré 90.650 véhicules sur la période, et ce malgré la fermeture pendant plusieurs semaines au printemps de son usine de Fremont, en Californie, pour cause de pandémie.

L'envolée en Bourse du groupe a en tout cas permis mardi à son patron Elon Musk, qui ne perçoit pas de salaire, de débloquer une nouvelle série de "stock options" pouvant lui rapporter théoriquement 2,1 milliards de dollars.