L'UGent veut louer des kots supplémentaires à Bruges: "Cela pourrait entraîner une pénurie pour les étudiants brugeois"

L'Université de Gand est contrainte de louer à Bruges pour aider ses étudiants à se loger.

J.F.
L'UGent lutte contre la pénurie de kots étudiants.
©BELGA Nieuwsbrief

Selon les dernières estimations, il manquerait 10.000 kots à Gand pour accueillir le nombre croissant d'étudiants. Comme d'autres établissements, l'Université de Gand doit faire preuve d'ingéniosité pour proposer davantage de logements aux jeunes.

Mi-août, l'établissement avait décidé de louer une centaine de chambres étudiantes à proximité de la gare de Bruges. Même si les deux villes sont distantes de 60km, une chambre à Bruges valait mieux que pas de chambre du tout. Et il semblerait que l'expérience soit concluante puisque l'UGent cherche à louer d'autres logements à Bruges. Selon Het Laatste Nieuws, l'Université envisagerait de louer 150 chambres supplémentaires dans le même bâtiment. Celles-ci seraient réservées aux étudiants étrangers et à ceux qui n'ont pas les moyens de loger à Gand.

La ville de Bruges confirme que "tout le monde est le bienvenu" mais elle assure aussi "surveiller de près l'équilibre". "Si une grande institution comme l'Université de Gand loue à grande échelle des chambres d'étudiants à Bruges, cela pourrait entraîner une pénurie de chambres parmi les étudiants brugeois", prévient l'échevin à la Jeunesse, Mathijs Goderis (Vooruit).

L'Université ne s'intéresse toutefois pas qu'à Bruges puisqu'elle chercherait à louer 250 autres chambres sur le marché privé, dont certains près de son campus de Courtrai.

Le problème de logement est particulièrement présent à Gand. Comme l'explique la VRT, il y a actuellement encore 1.000 étudiants sur liste d'attente. De plus, l'Université ne peut pas construire de nouvelles résidences pour l'instant. "Le permis pour un nouveau complexe Sterre a été refusé et les plans d'un bloc étudiant sur Heymanslaan ont été abandonnés".

L'UGent compte fermer cinq campus d'ici 2050 afin de regrouper tous les bâtiments et facultés sur trois sites. Les bâtiments libérés pourraient être réaffectés en logements pour étudiants. "Cela va coûter beaucoup d'argent", a annoncé le recteur, Rik Van de Walle.