Second tour : comment barrer l'extrême droite ?

Second tour : comment barrer l'extrême droite ?
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Soixante-et-onze pour cent des électeurs de Lionel Jospin se reporteraient sur Jacques Chirac au second tour de la présidentielle, tandis que 24% s’abstiendraient, selon un sondage CSA rendu public dimanche soir sur France-3. Cinq pour cent des électeurs du candidat socialiste se reporteraient sur Jean-Marie Le Pen, selon ce sondage.

Jean-Pierre Chevènement a estimé que la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle rendait nécessaire "une refondation républicaine pour le renouveau de la France". "La situation que nous voyons doit entraîner une profonde recomposition de notre vie politique", a déclaré le candidat du Pôle républicain depuis son QG de campagne. "Le peuple et la France ne doivent pas être abandonnés au Front national", a-t-il poursuivi.

François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a appelé dimanche soir à faire barrage à Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. "Nous ferons ce que nous avons à faire pour le second tour des élections, c'est un fait, le barrage à l'extrême droite est toujours l'attitude de toutes les forces de progrès et de tous les démocrates", a-t-il dit sur TF1.

Dominique Strauss-Kahn (PS) a pour sa part annoncé qu’il voterait pour Jacques Chirac au second tour de la présidentielle, pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. "Je n’ai pas d’affection pour M. Chirac, et je ne crois que ce qu’il a fait dans le passé, à aucun moment où il a été au pouvoir ou ce qu’il a fait au cours de ses sept dernières années, permette d’attendre devant nous un grand quinquennat, car il ne fait de doute pour personne qu’il sera élu", a-t-il dit. "Pour autant, même si je n’ai pas d’affection, et un peu en me bouchant le nez, il faut que le score de Le Pen, pour l’honneur de la France, soit le plus faible possible, et c’est ça l’enjeu qui est maintenant devant nous", a-t-il ajouté sur France-2.

Au journaliste qui lui a demandé s’il voterait Chirac, il a répondu: "Je le ferai".

Noël Mamère a appelé dimanche soir à barrer la route de l’extrême droite. "Ce soir, en conscience, nous n’avons pas d’autre choix que de tout faire pour battre Le Pen, l’homme qui propose la xénophobie comme seul horizon pour la France. Ils ne passeront pas", a-t-il déclaré peu après 21h. Le candidat des Verts a également appelé "les forces de gauche à se réunir dès demain, pour organiser la riposte", ainsi qu’à l’organisation d’une "journée nationale de défense de la démocratie" le 1er mai.


Louis Michel abasourdi Le ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel est «abasourdi» par le score en France du candidat de l’extrême droite Jean-Marie Le Pen qui se retrouve au second tour face au président sortant conservateur Jacques Chirac, selon les estimations des instituts de sondage, a indiqué dimanche son porte-parole. Le ministre est «abasourdi», «sous le choc», et «il ne souhaite pas réagir» pour le moment à ce qui se passe en France, a ajouté ce porte-parole, Jean-Philippe Rousseau. Louis Michel se trouve actuellement dans les locaux de son ministère avec quelques collaborateurs pour suivre sur les chaînes de télévision françaises la soirée électorale, a-t-il précisé.

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