Le Bangladesh en tête des pays les plus corrompus

Malgré les promesses de nombreux responsables politiques, la corruption continue de gangréner les pays pauvres, mais aussi des pays riches, selon l’Indice de Perception de 2002 (IPC) publié mercredi à Berlin par l’organisation non gouvernementale Transparency International.

Le Bangladesh en tête des pays les plus corrompus
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AFP

Malgré les promesses de nombreux responsables politiques, la corruption continue de gangréner les pays pauvres, mais aussi des pays riches, selon l’Indice de Perception de 2002 (IPC) publié mercredi à Berlin par l’organisation non gouvernementale Transparency International.

Selon un total de 102 pays, 70 d’entre eux --dont beaucoup parmi les plus pauvres du monde-- obtiennent moins de 5 points sur un score maximum de 10 dans l’Indice, qui reflète le degré de corruption ressenti comme existant au sein des services publics et de la classe politique.

Le président de Transparency International, l’Allemand Peter Eigen, a remarqué, lors d’une conférence de presse: «S’il est vrai que de plus en plus de responsables politiques affirment haut et fort vouloir lutter contre la corruption, ils ne semblent toutefois pas entendre le message sans équivoque de l’IPC: il faut mettre une term à la corruption pour arrêter le cercle vicieux de la pauvreté et des pots-de-vin ».

Selon l’IPC de l’an passé, qui portait sur un nombre moindre de pays (91), 55 d’entre eux obtenaient moins de 5 points.

Selon ce classement, le pays le plus corrompu est le Bangladesh avec 1,2 point, suivi du Nigéria avec 1,6, du Paraguay, Madagascar et l’Angola avec 1,7.

Certains pays parmi les plus riches du monde comme la Finlande, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, l’Islande et Singapour atteignent un score de 9 ou plus, indiquant de très bas niveau de corruption.

L’IPC est un indice composite basé sur des sondages reflétant la perception des milieux d’affaires et des analystes du pays, résidents ou expatriés. Publié pour la première fois en 1995, l’Indice de cette année s’appuie sur 15 enquêtes réalisées par 9 organismes indépendants.

Comme le souligne Peter Eigen, l’IPC ne représente qu’un aperçu ponctuel et ne couvre qu’un peu plus de la moitié des 200 Etats souverains du monde.