L'armée américaine cible d'un attentat

Le groupe Ansar al Sunna, lié au réseau terroriste al Qaeda, a revendiqué une attaque menée mardi contre une base américaine à Mossoul, au nord de l'Irak, dans laquelle 22 personnes ont été tuées et 60 autres blessées. Dix-neuf militaires et civils américains ont été tués dans l'attaque la plus meurtrière que l'armée américaineait essuyée depuis le 1er mai 2003, date à laquelle le président américain George W. Bush avait décrété la fin des opérations militaires majeures en Irak.

(AFP)
L'armée américaine cible d'un attentat
©AP

Le groupe Ansar al Sunna, lié au réseau terroriste al Qaeda, a revendiqué une attaque menée mardi contre une base américaine à Mossoul, au nord de l'Irak, dans laquelle 22 personnes ont été tuées et 60 autres blessées. Dix-neuf militaires et civils américains ont été tués dans l'attaque la plus meurtrière que l'armée américaineait essuyée depuis le 1er mai 2003, date à laquelle le président américain George W. Bush avait décrété la fin des opérations militaires majeures en Irak.

Cette attaque sans précédent contre une base américaine très gardée, au très lourd bilan pour les Etats-Unis, a fait la une mardi des médias télévisés américains qui ont diffusé très rapidement des images du lieu de l'attaque montrant une salle dévastée et des corps sur des brancards. Selon la chaîne de télévision Fox News, trois roquettes ont explosé dans la salle de réfectoire mais les enquêteurs n'excluaient pas l'hypothèse d'un attentat kamikaze.

La Maison-Blanche a immédiatement réaffirmé que la violence en Irak ne ferait pas «dérailler» le processus démocratique en cours dans ce pays. «Au fur et à mesure que nous aidons les Irakiens à construire un Irak libre et démocratique, les ennemis de la liberté cherchent à faire dérailler cette transition», a estimé le porte-parole Scott McClellan. Quelques heures après l'attaque, dans un communiqué diffusé sur un site Internet islamiste, les auteurs présumés de l'attaque ont expliqué qu' «un membre des moudjahidines de l'Armée d'Ansar al Sunna a mené mardi une opération martyre dans un réfectoire des forces d'occupation dans la base».

La ville de Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad, est régulièrement le théâtre d'affrontements entre insurgés et forces américaines.

La journée de mardi a été également marquée par une visite surprise à Badgad du Premier ministre britannique Tony Blair, sa première dans la capitale irakienne, pour des entretiens avec le Premier ministre irakien Iyad Allaoui sur les élections prévues le 30 janvier 2005 dans le pays. M. Blair s'est entretenu avec M.Allaoui dans la «zone verte», quartier ultra-sécurisé du centre de Bagdad, qui abrite notamment les ambassades américaine et britannique ainsi que le siège du gouvernement irakien. Tony Blair s'est ensuite rendu auprès des troupes britanniques basées dans la région de Bassorah (Sud). Il s'agissait de la première visite d'un Premier ministre britannique à Bagdad depuis celle de Winston Churchill.

Les violences se sont par ailleurs poursuivies dans plusieurs régions du pays au cours des dernières 24 heures. Ainsi, au moins six Irakiens ont été tués lundi soir dans des frappes aériennes de la Force multinationale sur la ville de Hit, dans l'ouest de l'Irak, selon un directeur d'hôpital.

© La Libre Belgique 2004