La moitié des Européens veut restreindre l’immigration

La moitié des habitants de l’Union européenne (UE) souhaitent une restriction de l’immigration dans les 25 pays membres de l’union, selon une étude de l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC). Un nombre croissant d’Européens sont d’avis qu’ «il y a une limite au nombre de personnes appartenant à d’autres races, religions et cultures qu’une société peut accepter».

La moitié des Européens veut restreindre l’immigration
©JEAN-LUC FLÉMAL
AFP

La moitié des habitants de l’Union européenne (UE) souhaitent une restriction de l’immigration dans les 25 pays membres de l’union, selon une étude de l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) publiée mardi à Vienne.

Près de 60 pc des habitants des Quinze partagent ce point de vue alors qu’ils sont 42 pc dans les dix pays ayant rejoint l’union en mai 2004, selon cette étude de l’EUMC, un organisme indépendant établi par l’UE en 1997.

Un nombre croissant d’Européens sont d’avis qu’«il y a une limite au nombre de personnes appartenant à d’autres races, religions et cultures qu’une société peut accepter», souligne encore l’Observatoire.

Cette tendance s’explique par «la peur du futur et l’anxiété causée par la mondialisation», a expliqué la directrice de l’EUMC, Beate Winkler, en présentant le rapport à la presse.

Mais «80 pc des Européens n’éprouvent aucun problème avec les minorités dans leur vie de tous les jours», a-t-elle tempéré.

Selon elle, la xénophobie en Europe «est faite de contradictions» de sorte que les comportements qui en découlent «peuvent être modifiés s’il existe un bon leadership politique».

L’étude de l’EUMC a été réalisée à partir d’un «Eurobaromètre» sur les comportements envers les minorités observés dans les Quinze en 1997, 2000 et 2003.

En 2003, l’UEMC a inclus dans cet «Eurobaromètre» les dix pays qui devaient adhérer en mai 2004 à l’UE ainsi qu’une enquête sur «L’Europe sociale» réalisée dans les Quinze, la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovénie.

Quelque 1.000 personnes en moyenne ont été interrogées dans les 25 pays de l’UE pour l’étude de l’EUMC.