Affrontements entre policiers et manifestants

Des affrontements ont opposé mardi à Kinshasa des policiers et des manifestants qui demandaient la destruction des millions de bulletins de vote supplémentaires imprimés en réserve pour les élections présidentielle et législatives du 30 juillet.

David Lewis (Reuters)
Affrontements entre policiers et manifestants
©AP

Des affrontements ont opposé mardi à Kinshasa des policiers et des manifestants qui demandaient la destruction des millions de bulletins de vote supplémentaires imprimés en réserve pour les élections présidentielle et législatives du 30 juillet.

Un journaliste de Reuters a vu des policiers en tenue anti-émeute frapper des manifestants avec des matraques et tirer des grenades assourdissantes qui ont fait perdre connaissance à plusieurs personnes.

Au moins dix manifestants ont été blessées, certains à la tête, lorsque les forces de sécurité ont tiré des grenades lacrymogènes en les pourchassant, ont rapporté des témoins.

Les manifestants distribuaient des tracts au nom des 19 candidats à la présidentielle qui ont demandé la semaine dernière le report des élections du 30 juillet, les premiers scrutins libres en RDC depuis 40 ans.

Ces candidats réclament que les 5 millions de bulletins de vote de réserve soient détruits pour éviter qu'ils ne soient utilisés afin de truquer les élections. La commission électorale affirme que ces bulletins sont nécessaires au cas où les bulletins officiels seraient détruits.

Des manifestants, parmi lesquels des partisans de l'UDPS, le principal parti d'opposition congolais, ont déchiré des affiches de campagne et entonné des slogans contre le président Kabila.

Ses opposants affirment qu'il bénéficie du soutien des pays étrangers qui supervisent l'organisation de ce scrutin historique, maintes fois repoussé, qui devrait parachever la stabilisation de ce pays, où quatre millions de personnes sont mortes depuis le début de la guerre en 1998. Ce conflit dans lequel six pays se sont impliqués est officiellement terminé depuis 2003 mais des miliciens continuent à sévir dans l'est du pays.