Royal officiellement adoubée par la gauche

Ségolène Royal, 53 ans, a été investie dimanche à Paris candidate du Parti Socialiste pour la présidentielle française de 2007, devenant la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à la présidence de la République.

AFP
Royal officiellement adoubée par la gauche
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"Un nouvel espoir s'est levé à gauche et ne demande qu'à grandir", a déclaré dimanche Ségolène Royal, candidate du PS pour la présidentielle, dans son discours d'investiture, en évoquant "la victoire en 2007".

"Un nouvel espoir s'est levé à gauche, qui ne demande qu'à grandir, jusqu'à la victoire en 2007", a lancé Mme Royal devant quelque 1.300 congressistes réunis à la Mutualité.

"Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c'est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l'espoir qui se lève. Transformer l'espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur", a-t-elle poursuivi.

"Je veux incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire", a ajouté la candidate du PS.

Elle a rendu hommage à ses concurrents malheureux à la primaire socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et appelé à l'unité du parti, remerciant également son compagnon, et premier secrétaire du parti, François Hollande.

"J'ai besoin de tout le monde, de tous les talents, de tous les socialistes, et cette victoire est la victoire de tous les socialistes", a-t-elle insisté, régulièrement interrompue par les ovations de la salle.

Dans un discours reprenant de nombreuses expressions utilisées dans ses discours depuis sa victoire à la primaire, elle a affirme que "nous gravirons la montagne jusqu'à la victoire" et souhaité "rassembler une majorité de Français dans un même désir d'avenir".

Elle a exprimé le souhait de nouer avec les Français au cours de la campagne "le pacte social qui nous permette d'aller de l'avant dans une nation rassemblée et fière d'elle-même". Il faut "résister au vent mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir les opportunités d'une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur. Je veux faire pour la France en sorte que ce soit le meilleur qui l'emporte", a-t-elle dit.

Elle a affirmé qu'en matière sociale il y avait "beaucoup à corriger dans nos systèmes de solidarités (...) mais pour les renforcer". "La France s'est beaucoup colorée", a-t-elle poursuivi, en dénonçant les "discriminations" et souhaitant une "nouvelle donne" pour une "France qui se reconnaissance dans la diversité de ses talents et de ses origines".