3 personnes sous mandat d'arrêt

Trois personnes ont été placées sous mandat d'arrêt suite aux perquisitions menées à Bruxelles, notamment à la Commission européenne et dans le bureau d'un assistant parlementaire au Parlement européen, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Bruxelles.Le blog des journalistes européens de La Libre.

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3 personnes sous mandat d'arrêt
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Trois personnes ont été placées sous mandat d'arrêt à la suite des perquisitions menées à Bruxelles, notamment à la Commission européenne et dans le bureau d'un assistant parlementaire au Parlement européen, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Bruxelles.

La première personne est un fonctionnaire européen italien de 46 ans qui a été inculpé, comme les deux autres personnes arrêtées, de faux et usage de faux, corruption, escroquerie et association de malfaiteurs.

La seconde personne est l'assistant italien de 60 ans d'un parlementaire européen, également italien.

La troisième personne, un Italien de 39 ans qui émane du privé, dirige un consortium de sociétés immobilières.

Une trentaine de perquisitions avaient été menées mardi en Belgique. D'autres perquisitions avaient été menées simultanément en Italie, en France, au Grand-Duché de Luxembourg mais le parquet de Bruxelles ignore si celles-ci ont débouché sur des interpellations.

Plus de 150 policiers avaient participé à cette opération internationale menée par l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC) de la police fédérale belge.

Suite à une dénonciation, datant du 30 juin 2004, de l'OLAF (l'Office européen de Lutte Anti-Fraude), une enquête visant des faits présumés de corruption de fonctionnaires européens, d'infractions aux lois sur les marchés publics, d'association de malfaiteurs, d'organisation criminelle, de violation du secret professionnel et de faux et usage de faux, a été ouverte par le parquet de Bruxelles.

Elle s'intéresse aux conditions dans lesquelles certains marchés publics européens ont été passés dans le cadre de la recherche d'immeubles destinés à abriter les délégations de la Commission européenne en dehors des pays membres de l'Union européenne et dans le cadre de l'installation d'équipements de sécurité destinés à ces bâtiments.

Le dossier a été mis à l'instruction le 1er juillet 2004. Selon le parquet de Bruxelles, le montant de la fraude est estimé à plusieurs millions d'euros. La période infractionnelle s'étendrait sur plus de dix ans.


La Commission se tait dans toutes les langues La Commission européenne s'est refusée à tout commentaire, mercredi midi, après l'annonce de la mise sous mandat d'arrêt de trois personnes, dont un de ses fonctionnaires, dans le cadre d'un présumé scandale de corruption lié à la location de bâtiments "Nous ne souhaitons pas donner de détails sur une instruction en cours. Un devoir de réserve s'impose", a indiqué mercredi le porte-parole de l'exécutif européen, Johannes Laitenberger, assailli de questions par la presse européenne en poste à Bruxelles. Selon l'exécutif européen, l'étendue du préjudice financier liée à cette affaire doit encore être établie. La Commission européenne rappelle toutefois que c'est elle, il y a trois ans, qui a initié cette enquête pour laquelle elle a réitéré mercredi sa pleine disposition à coopérer avec les autorités judiciaires belges. Refusant une demi-heure durant de répondre aux questions précises des journalistes, le porte-parole de la Commission européenne a provoqué le courroux d'une grande partie des correspondants européens qui ont quitté la salle de conférence de presse en guise de protestation.