"Il faut cesser toutes les opérations militaires"

La Fédération internationale des droits de l'Homme et la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt ont appelé le président colombien Alvaro Uribe à cesser "toutes les opérations militaires" pouvant mettre en péril les otages."Avant qu'il ne soit trop tard"

AFP
"Il faut cesser toutes les opérations militaires"
©AP

La Fédération internationale des droits de l'Homme et la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt ont appelé le président colombien Alvaro Uribe à cesser "toutes les opérations militaires" pouvant mettre en péril les otages, dans une lettre ouverte publiée mardi.

Cet appel intervient au moment où les tractations s'intensifient pour la libération de l'otage franco-colombienne, depuis six ans aux mains de la guérilla des Farc dans la jungle et dont l'état de santé, selon des témoignages, est alarmant. "Monsieur le Président, nous sommes dans une course contre la montre et contre la mort", réaffirment ces deux organisations dans leur lettre ouverte.

"Nous nous adressons à vous (...) pour que vous ordonniez l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires qui menacent la vie des personnes séquestrées par les Farc", écrivent-elle. "C’est avec une immense préoccupation, que nous avons constaté que les opérations militaires et les bombardements dans les régions où il est présumé que les Farc retiennent des personnes en captivité, continuent et s’intensifient", s'alarment la FIDH et la FICIB.

Elles soulignent que "toute tentative de sauvetage militaire ou d’état de siège humanitaire contre les colonnes des Farc exposerait de manière imminente la vie de toutes les personnes séquestrées". Elles appellent également M. Uribe à "promouvoir immédiatement une sortie politique (qui...) pourra constituer les premiers pas sur le chemin de la paix en Colombie".

Si Ingrid Betancourt vient à mourir, "vous serez aussi responsable devant l’histoire et devant votre conscience. Vous serez, non plus le leader démocrate que vous aspirez à être, mais le bourreau de ces personnes sans défense", mettent en garde les deux organisations. Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits "politiques" que les Farc, en lutte contre les autorités colombiennes depuis 1964, veulent échanger contre 500 des leurs emprisonnés.