"En danger de mort imminente"

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé solennellement mardi le chef de la guérilla colombienne des Farc Manuel Marulanda à relâcher immédiatement l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt " en danger de mort imminente", dans un message radio-télévisé diffusé par la présidence.

"En danger de mort imminente"
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Le président français Nicolas Sarkozy a appelé solennellement mardi le chef de la guérilla colombienne des Farc Manuel Marulanda à relâcher immédiatement l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt "en danger de mort imminente", dans un message radio-télévisé diffusé par la présidence. "Puisqu'il suffit désormais d'une décision de votre part pour sauver une femme de la mort et faire vivre l'espoir pour tous ceux qui restent détenus : prenez cette décision, relâchez Ingrid Betancourt !" déclare M. Sarkozy dans ce message. "Ingrid est en danger de mort imminente. Elle n'a plus la force de résister à une captivité interminable qui s'enfonce dans la tragédie", ajoute-t-il.

"Alors, vous qui dirigez les Farc, vous avez maintenant un rendez-vous avec l'histoire. Ne le manquez pas. Libérez Ingrid Betancourt et ceux des otages qui sont les plus affaiblis !" poursuit le Président. "La France n'attend qu'un signal de votre part pour organiser aussitôt en liaison avec les autorités compétentes une mission humanitaire pour aider à la prise en charge d'Ingrid et de ses codétenus les plus affaiblis", déclare-t-il. "Nous n'avons pas le droit de rester sans rien faire. C'est maintenant et c'est tout de suite. Il en va de la vie d'une femme. Chacun est désormais placé devant ses responsabilités. Vous avez les vôtres, assumez-les", conclut Nicolas Sarkozy.

Le 6 décembre, le Président français avait déjà adressé un message radio au chef des Farc, Manuel Marulanda, lui "demandant solennellement de relâcher" Ingrid Betancourt.

La diffusion de ce nouveau message intervient alors que le président du comité de soutien à Ingrid Betancourt, Arnaud Mangiapan, a annoncé que celle-ci était en grève de la faim depuis le 23 février. "Ingrid est au plus mal", a affirmé M. Mangiapan, après avoir remis à Nicolas Sarkozy 602 000 signatures de la pétition pour la libération de l'otage des Farc.