Ingrid Betancourt rejette à nouveau l'hypothèse d'une rançon

Ingrid Betancourt a répété samedi qu'elle ne croyait pas à l'hypothèse du versement d'une rançon aux FARC en échange de sa libération et de celle de 14 autres otages, information avancée par la Radio suisse romande.

AP

Ingrid Betancourt a répété samedi qu'elle ne croyait pas à l'hypothèse du versement d'une rançon aux FARC en échange de sa libération et de celle de 14 autres otages, information avancée par la Radio suisse romande.

Interrogée par France-3, elle a de nouveau expliqué son "impression personnelle" par la réaction qu'elle a constaté chez son ancien geôlier, le commandant "Enrique", lorsque celui-ci a été maîtrisé par les soldats de l'armée colombienne. "C'était un homme d'une méchanceté et d'une cruauté vraiment spéciale. Je l'ai profondément connu", a-t-elle expliqué. "Lorsque je l'ai vu poings et pieds liés au sol, avec les yeux bandés, l'expression de son visage, de sa bouche... Non, ce n'est pas quelqu'un qu'on a acheté. Il était humilié".

Selon la Radio suisse romande, qui dit se baser sur une "source fiable", une rançon de quelque 20 millions de dollars aurait été versée aux Forces armées révolutionnaires de Colombie en échange de la libération des otages. Démentant à nouveau cette information, l'armée colombienne a diffusé vendredi une vidéo enregistrée pendant l'opération de sauvetage dans la jungle mercredi, où l'on peut notamment voir Ingrid Betancourt et ses camarades verser des larmes de joie à bord d'un hélicoptère en apprenant qu'ils sont libres.