Louis Michel appelle la communauté internationale "à bouger"

Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Louis Michel, a appelé jeudi à Kinshasa la communauté internationale "à bouger" après s'être entretenu avec le président congolais Joseph Kabila de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Belga

Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Louis Michel, a appelé jeudi à Kinshasa la communauté internationale "à bouger" après s'être entretenu avec le président congolais Joseph Kabila de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). "Si je suis ici, c'est pour appeler la communauté internationale à agir, à bouger et à accompagner la RDC pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent à l'Est", a déclaré Louis Michel à l'issue de la rencontre avec le chef de l'Etat congolais.

Le commissaire européen s'est dit prêt à apporter son "aide", sa "bonne volonté" et sa "foi profonde parce qu'aujourd'hui la RDC est un pays avec des institutions qui fonctionnent démocratiquement".

Il a également souhaité la mise en oeuvre d'un texte conjoint rwando-congolais signé à Nairobi en novembre 2007, dans lequel Kinshasa s'engageait à élaborer un plan "pour éliminer la menace" constituée par les rebelles hutus rwandais installés dans l'est de la RDC. Dans ce document, Kigali promettait pour sa part de "sécuriser sa frontière et empêcher l'entrée ou la sortie de membres de tout groupe armé, en particulier celui (de) Nkunda"

Michel contre une action militaire

Le commissaire européen au Développement Louis Michel a déclaré sur la chaîne de télévision EBS qu'il ne croyait "pas à l'option militaire" pour mettre un terme aux violences dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). "Je ne crois pas moi à l'option militaire, je crois à l'option diplomatique et à l'option politique", a-t-il assuré dans une déclaration enregistrée mercredi soir à son arrivée à l'aéroport de Kinshasa et diffusée jeudi matin par la chaîne de télévision de la Commission européenne.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays préside l'UE, et son homologue belge Karel De Gucht plaident pour l'envoi d'une force européenne dans l'est du pays, où l'offensive du chef rebelle Laurent Nkunda provoque l'exode de dizaines de milliers de personnes prises de panique.

Face à cette situation, M. Michel est parti mercredi en urgence pour Kinshasa, où il doit rencontrer le président de RDC Joseph Kabila et avoir "des contacts sans doute aussi avec des chefs d'Etat de la région", ajoute-t-il dans sa déclaration. "Le but est d'être utile, car je crois que la communauté internationale ne peut pas perdre le bénéfice de l'investissement que nous avons consacré pour aider le Congo à se stabiliser", poursuit-il.

"Le Congo aujourd'hui est une démocratie, avec un Parlement élu, avec un président qui a la légitimité du peuple et donc il faut à tout prix que nous aidions le Congo maintenant dans les problèmes qu'il rencontre et notamment l'instabilité dans l'est", a encore indiqué le commissaire européen.

Sur le même sujet