Gaza: les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu durable

Face à une escalade dangereuse à Gaza, condamnée par la France, après l'offensive terrestre lancée samedi par Israël, les Etats-Unis veulent "un cessez-le-feu durable" qui ne revienne pas au statu quo, selon un communiqué du Département d'Etat.

Face à une escalade dangereuse à Gaza, condamnée par la France, après l'offensive terrestre lancée samedi par Israël, les Etats-Unis veulent "un cessez-le-feu durable" qui ne revienne pas au statu quo, selon un communiqué du Département d'Etat.

Les Etats-Unis souhaitent un cessez-le-feu "le plus vite possible" dans la bande de Gaza, mais il ne doit pas permettre un retour au "statu quo", a indiqué samedi un porte-parole du département d'Etat, répétant la position exprimée avant l'offensive terrestre israélienne contre le territoire palestinien.

"Le président Bush a été informé cet après-midi de la situation actuelle à Gaza et des actions de l'IDF (les force de défense israéliennes, NdlR)", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Anthony Warren, quelques heures après l'entrée des troupes israéliennes dans la bande de Gaza.

La Maison Blanche a également assuré que des "responsables américains" étaient "en contact régulier avec les Israéliens ainsi qu'avec des responsables de la région et en Europe".

Samedi soir, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé la fin immédiate de l'offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza.

M. Ban s'est entretenu au téléphone avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert et lui a fait part "de son extrême préoccupation et de sa déception" après le déclenchement de l'offensive terrestre, déclare un communiqué de son service de presse.

De son côté, l'Espagne a exhorté Israël à mettre fin à son offensive terrestre dans la bande de Gaza, selon un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères cité par l'agence Europa Press.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, ancien envoyé spécial de l'UE au Moyen-Orient, "exhorte le Hamas à cesser de lancer des roquettes et Israël à mettre fin à son offensive terrestre", a indiqué le porte-parole.

Pour la France, "cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union européenne et la France, les membres du Quartette et les Etats de la région pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent, comme demandé par les 27 ministres de l'Union européenne le 30 décembre".

La présidence tchèque de l'Union européenne a estimé qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils", dans une réaction à l'offensive terrestre israélienne contre Gaza.

"Le lancement d'opérations terrestres par les forces israéliennes dans la bande de Gaza n'est pas une surprise, il y avait des indications (suggérant) qu'Israël envisageait cette action", a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

"Mais même le droit indéniable d'un Etat à se défendre lui-même n'autorise pas des actions qui affectent massivement les civils", a-t-il souligné dans un communiqué.

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a estimé que cette offensive montre l'urgence d'un cessez-le-feu immédiat tandis que son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos a exprimé samedi sa "solidarité et son soutien" au président palestinien Mahmoud Abbas lors d'une conversation téléphonique.

Les récents événements "montrent le besoin urgent d'un cessez-le-feu immédiat, auquel nous avons appelé. Cette escalade du conflit cause désarroi et consternation", a aussi déclaré M. Milliband dans un communiqué.

Il a également rappelé que les efforts diplomatiques se poursuivaient de la part d'une délégation de ministres de l'Union européenne emmenée par le président français Nicolas Sarkozy, en visite dans la région dimanche et lundi.

Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir samedi à 19H00 (00H00 GMT) à New York pour discuter de la situation à Gaza, où Israël a lancé une vaste offensive terrestre, a indiqué le service de presse de l'ONU.