Hamas : "Ce qui se passe à l'ONU est une farce"

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a qualifié dimanche de "farce" l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU de s'entendre sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, où Israël a lancé samedi une offensive terrestre après une semaine de frappes aériennes.

AFP

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a qualifié dimanche de "farce" l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU de s'entendre sur un texte appelant à la fin des hostilités à Gaza, où Israël a lancé samedi une offensive terrestre après une semaine de frappes aériennes.

"Ce qui s'est passé au Conseil de sécurité est une farce qui montre l'ampleur de la domination sur ses décisions exercée par l'Amérique et l'occupant sioniste", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.

Le Conseil de sécurité "a confirmé son alignement sur les positions de l'occupant et lui a donné une chance pour poursuivre son massacre à Gaza", a ajouté M. Barhoum.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a discuté pendant quatre heures samedi soir de la situation à Gaza sans pouvoir s'entendre sur un texte appelant à un arrêt des hostilités, essentiellement en raison de l'intransigeance des Etats-Unis.

M. Barhoum a en outre "condamné" la position de la présidence de l'Union européenne, assurée par la République tchèque, affirmant qu'elle était "partiale et cautionnait la poursuite des crimes commis par l'occupant à Gaza".

La présidence tchèque de l'UE a estimé samedi qu'Israël n'avait pas le droit d'engager des actions militaires qui "affectent largement les civils", dans une réaction à l'opération terrestre dans la bande de Gaza.

Dans un premier temps, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek avait toutefois estimé que l'opération était "plus défensive qu'offensive", par la voix du porte-parole du gouvernement tchèque pour la présidence de l'Union européenne, Jiri Frantisek Potuznik.

"Il s'agit du franchissement de la frontière de Gaza, il n'y a pas de violence, pas de victimes, nous attendons des informations supplémentaires et nous voudrions plus de détails", avait-il dit.