Gaza : la diplomatie attendra

A ceux qui espéraient une issue diplomatique rapide au conflit, déclenché il y a un peu plus d'une semaine, entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, les développements de ce week-end ont apporté deux démentis. Le lancement de l'offensive terrestre de Tsahal prouve, s'il le fallait encore, que le gouvernement israélien est résolu à, au minimum, mettre hors d'état de nuire l'appareil militaire du Hamas. Rien ne l'arrêtera et certainement pas les pressions diplomatiques qui s'exercent du reste en ordre dispersé et sans grande conviction. Car, et c'est le deuxième enseignement de ces dernières 48 heures, les Etats-Unis - encore pour une quinzaine de jours - de George W. Bush ne lèveront pas le petit doigt pour empêcher Israël d'atteindre ses objectifs. La perspective d'un conflit promis à une certaine durée incline à être réaliste et à démonter les arguments avancés par les deux parties pour alimenter la guerre médiatique.

A ceux qui espéraient une issue diplomatique rapide au conflit, déclenché il y a un peu plus d'une semaine, entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, les développements de ce week-end ont apporté deux démentis. Le lancement de l'offensive terrestre de Tsahal prouve, s'il le fallait encore, que le gouvernement israélien est résolu à, au minimum, mettre hors d'état de nuire l'appareil militaire du Hamas. Rien ne l'arrêtera et certainement pas les pressions diplomatiques qui s'exercent du reste en ordre dispersé et sans grande conviction. Car, et c'est le deuxième enseignement de ces dernières 48 heures, les Etats-Unis - encore pour une quinzaine de jours - de George W. Bush ne lèveront pas le petit doigt pour empêcher Israël d'atteindre ses objectifs. La perspective d'un conflit promis à une certaine durée incline à être réaliste et à démonter les arguments avancés par les deux parties pour alimenter la guerre médiatique.

Le Hamas promet aux Palestiniens la défaite d'Israël. Ce n'est qu'illusion; le succès, militaire, de l'Etat hébreu est acquis, d'autant que le Hamas n'a pas la puissance, les réseaux d'approvisionnement et les bases arrière du Hezbollah libanais. L'attitude de l'Egypte est, à cet égard, éloquente et le soutien de l'Iran n'y change rien. N'est aussi que chimère l'aspiration à un plus grand bien-être de la population de Gaza auquel le Hamas disait répondre en prenant le pouvoir dans le territoire en juin 2007. La poursuite des tirs de roquettes sur le sud d'Israël en est l'ultime illustration : ils n'apportent aucun dividende stratégique; ils confortent la détermination d'Israël à en découdre et meurtrissent un peu plus encore les Gazaouis. Dans l'autre camp, au début de l'opération "Plomb durci", Israël a tenté de minimiser les pertes civiles palestiniennes et, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, a voulu nier la catastrophe humanitaire qui frappe la population de Gaza; quel cynisme. Ce week-end, Israël s'est targué du bénéfice d'une "grande compréhension" de son action de la part de la communauté internationale. C'est faux. La "grande compréhension" n'émane que d'une présidence américaine finissante...

On prêtait au ministre israélien de la Défense Ehoud Barak la "sagesse" de ne se lancer dans une aventure militaire que si elle s'accompagnait de débouchés diplomatiques. A l'heure actuelle, les profits diplomatiques sont loin d'être garantis.

© La Libre Belgique 2009