Pas simple de sortir des blessés de Gaza

Le C-130 du Belgian First Air Support Team (B-Fast) mobilisé par le gouvernement belge pour mener une opération de rapatriement de blessés palestiniens de la Bande de Gaza vers la Belgique ou vers des hôpitaux du Proche-Orient devrait partir ce samedi midi de l’aéroport de Melsbroek vers celui d’el Arish, en Egypte.

Gérald Papy et Renée-Anne Gutter

Le C-130 du Belgian First Air Support Team (B-Fast) mobilisé par le gouvernement belge pour mener une opération de rapatriement de blessés palestiniens de la Bande de Gaza vers la Belgique ou vers des hôpitaux du Proche-Orient devrait partir ce samedi midi de l’aéroport de Melsbroek vers celui d’el Arish, en Egypte (lire LLB du 9-01). Joëlle Milquet, la présidente du Centre démocrate humaniste à l’origine de cette initiative, s’est félicitée de la rapidité d’exécution du gouvernement. Mais dans un premier temps, l’opération devra sans doute se concentrer sur les blessés palestiniens déjà hospitalisés en Egypte. Car avec les difficultés qui s’accumulent à Gaza, y évacuer des blessés vers l’extérieur est en ce moment, selon les humanitaires sur place, une mission "ingérable".

Vendredi, le Comité international de la Croix Rouge (CICR) réexaminait notamment tout son mécanisme de coordination avec Tsahal. Jeudi, son escorte qui accompagnait 14 ambulances vers Rafah pour évacuer des patients précisément en Egypte, s’est fait tirer dessus et a dû rebrousser chemin. Et cela, malgré que le convoi ait été coordonné avec Israël au préalable. Il n’était donc plus question, nous disait vendredi son directeur local, Antoine Grand, de répéter l’exercice avant d’avoir révisé la coordination avec Israël (lire aussi en page 2).

Par ailleurs, la priorité des services sanitaires est actuellement d’accéder aux décombres dans les zones occupées par l’armée israélienne pour y chercher des survivants, et d’essayer ensuite de les transporter sans encombre dans les hôpitaux locaux.

Le consulat général de Belgique à Jérusalem, qui coiffe Jérusalem et les territoires palestiniens, ne sera pas impliqué dans les opérations sur le terrain. Il assurera toutefois la coordination courante avec tous les interlocuteurs et acteurs concernés qui ont un siège à Jérusalem - CICR, OMS, coordinateur humanitaire de la Commission européenne, etc. Ainsi qu’avec le ministère de la Santé du gouvernement palestinien de Ramallah, qui sera à el Arish pour faciliter les formalités de départ des blessés qui n’ont ni passeports ni autres papiers personnels. Le tout, en coordination avec les autorités égyptiennes locales et l’ambassade de Belgique au Caire.

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