La France reste, la Belgique aussi

Malgré son départ lors du discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, la France va «rester» à la conférence des Nations unies sur le racisme à Genève, a indiqué lundi la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade.

AP

Malgré son départ lors du discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, la France va «rester» à la conférence des Nations unies sur le racisme à Genève, a indiqué lundi la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade.

«On reste dans la conférence (...) Nous poursuivons la discussion», a déclaré Rama Yade sur France-3. «Nous ne souhaitions pas rester pendant que le président iranien s'exprimait -surtout en ces termes aussi violents, aussi indignes- mais nous restons parce qu'il nous faut combattre».

«Nous restons pour dire que nous sommes aux côtés des femmes pour l'égalité, des homosexuels, de la justice internationale, des militants des droits de l'Homme, de la démocratie», a-t-elle ajouté. Mahmoud Ahmadinejad a qualifié le gouvernement israélien de «régime le plus cruel et le plus raciste», provoquant le départ des diplomates européens de la conférence de l'ONU sur le racisme qui s'est ouverte lundi à Genève.

Alors que plusieurs pays occidentaux boycottent la conférence Durban II, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a de nouveau justifié la présence de la France à Genève.

«Nous voulions être là parce que nous considérons que la désertion n'est pas une solution, que nous n'avons pas à avoir honte de ce que nous sommes, que des lignes rouges que nous avions fixées dans le texte de la déclaration qui va conclure la conférence ont été respectées», a-t-elle expliqué, rappelant que Paris s'opposera à toute attaque d'Israël et au concept de «diffamation de la religion» dans le communiqué final.

La Belgique a condamné "sans réserve les propos haineux et antisémites" du président iranien mais a continué à participer à la conférence sur le racisme "Durban II" à Genève, indique un communiqué des Affaires étrangères diffusé lundi.

"La Belgique a quitté la salle en signe de protestation pendant le discours du président iranien" comme les 23 ambassadeurs de l'Union européenne.

Mais, pour notre pays, "les Nations unies ne peuvent toutefois être laissées aux mains des extrémistes. C'est la raison pour laquelle la Belgique a décidé de participer activement à la Conférence de Durban et d'y faire entendre sa voix", souligne le communiqué.

Sur le même sujet