"Durban II" : la Déclaration finale sur le racisme adoptée

Les participants à la Conférence de l'Onu dite de "Durban II" ont adopté mardi à Genève par acclamation la Déclaration finale sur le racisme.Le texte devait initialement être soumis au vote vendredi, dernier jour de la conférence, mais les diplomates ont décidé d'avancer le vote au lendemain du scandale provoqué par les attaques contre Israël du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Durban II en images

"Durban II" : la Déclaration finale sur le racisme adoptée
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Belga

Les participants à la Conférence de l'ONU dite de "Durban II" ont adopté mardi à Genève par acclamation la Déclaration finale sur le racisme. "Mesdames et Messieurs, vous avez pris la décision capitale d'adopter le document", s'est félicité le président de la conférence, Amos Wako, en s'adressant aux représentants des 185 pays participant à la Conférence.

Le texte devait initialement être soumis au vote vendredi, dernier jour de la conférence, mais les diplomates ont décidé d'avancer le vote au lendemain du scandale provoqué par les attaques contre Israël du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"Les diplomates ont décidé d'accélérer le processus (d'adoption) pour empêcher d'autres pays de succomber à la tentation de partir après le tollé de lundi", a expliqué un diplomate sud-américain sous couvert de l'anonymat. "Il y avait des craintes que d'autres pays se retirent mais il y a eu une volonté de tous les pays de dire à la communauté internationale que nous ne voulions laisser quiconque faire dévier la conférence de son but originel", a reconnu l'ambassadeur égyptien Hisham Badr. "Il faut faire la différence entre le document et son environnement médiatique et militant", a-t-il dit.

Un diplomate européen a cependant assuré que la décision d'adopter dès le deuxième jour le projet de texte qui avait été âprement négocié dans les mois ayant précédé la conférence "n'a rien à voir avec les dérapages du président iranien". "Nous nous étions mis d'accord pour que le texte soit adopté dès que possible", a ajouté la même source.

"A partir du moment où nous étions d'accord sur le projet de déclaration finale, il n'y avait pas de raison d'attendre", a renchéri l'ambassadeur mexicain Luis Alfonso de Alba. "C'est très sain pour les Nations Unies: cela permet de se tourner davantage vers l'avenir au lieu de se perdre dans la négociation de paragraphes ou de détails", a-t-il dit.

"Les pays qui ont boycotté la conférence, notamment ceux qui sont membres de l'Union européenne, vont avoir beaucoup de mal à expliquer leur attitude après l'adoption de ce texte", a commenté le diplomate mexicain."Le plus probable, c'est qu'ils n'ont pas lu le texte", a-t-il ironisé

Huit pays ont décidé de boycotter la conférence avant même son ouverture: Israël, Canada, Etats-Unis, Italie, Pologne, les Pays-Bas, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été rejoints par la République Tchèque lundi soir, après l'esclandre du président iranien. La Conférence dite de "Durban II" sur le racisme a démarré lundi à Genève dans un climat de scandale, marqué par des attaques contre Israël du président iranien Mahmoud Ahamdinejad, provoquant le départ des 23 représentants européens présents dans la salle.


La réponse à Ahmadinejad L'adoption de la Déclaration finale sur le racisme à la Conférence de l'ONU de Durban II mardi à Genève est "la réponse" au discours antisémite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme Navy Pillay. A une question sur les conséquences pour la réputation de l'ONU des diatribes antisémites du président iranien lundi au premier jour de la conférence, Mme Pillay a expliqué au cours d'une conférence de presse : "le fait que le document ait été adopté par tous les Etats sauf neuf est notre réponse, que j'appelle un succès". Les participants à la Conférence de l'ONU devant assurer le suivi de celle organisée à Durban en 2001 ont adopté mardi en avance le texte de Déclaration finale sur le racisme, dans l'espoir d'éviter de nouvelles défections au lendemain du scandale provoqué par les attaques visant Israël du président iranien.

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