Et voilà les porcs grippés!

A peine le ministre mexicain de la Santé, José Angel Cordova, avait-il parlé de "phase de stabilisation" au Mexique, - puis même de "recul", dimanche - et de "virus heureusement pas si agressif" que l’on apprenait la contamination de porcs au Canada. Edito: Je ne sais pas. Oser le dire. Et l’admettre. Deux nouveaux cas confirmés en France Un virus qui pose bien des questions Mobilisation générale à la Banque mondiale L'OMS avertit d'une possible deuxième vague du virusPDF: l'étendue de la pandémie

Et voilà les porcs grippés!
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L.D.

A peine le ministre mexicain de la Santé, José Angel Cordova, avait-il parlé de "phase de stabilisation" au Mexique, - puis même de "recul", dimanche - et de "virus heureusement pas si agressif" que l’on apprenait la contamination de porcs au Canada.

Samedi soir en effet, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) indiquait que le virus H1N1 de grippe porcine chez l’être humain avait été détecté au sein d’un troupeau de porcs de la province d’Alberta, probablement infectés par un agriculteur qui s’était rendu au Mexique. Revenu le 12 avril dernier, l’homme qui présentait des symptômes similaires à ceux de la grippe avait repris le travail deux jours après son retour dans l’exploitation de porcs. "Le virus trouvé chez ces porcs est bien le même que celui qui fait actuellement l’objet d’une alerte mondiale dans la population humaine", a expliqué le Dr Brian Evans de l’ACIA, tout en précisant que "la salubrité de l’approvisionnement alimentaire n’était pas affectée".

Et si l’agriculteur canadien est remis de ses symptômes et que les porcs - toutefois mis en quarantaine - semblent à présent tous guéris ou en voie de guérison, l’ACIA affirmait que "le risque que les porcs transmettent le virus à des personnes est très faible". Quoi qu’il en soit, cet élément constitue une nouvelle donne pour les scientifiques qui tentent de mieux cerner la transmission et qui continuent de chercher le foyer d’origine.

A ce propos, il ne semble pas exclu, d’après les autorités sanitaires américaines, que le foyer initial de l’épidémie se situe aux Etats-Unis, et non pas au Mexique. "Il est possible que nous découvrions le cas de contamination antérieurs" (NDLR : à l’épidémie déclenchée au Mexique), a déclaré un responsable des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), faisant allusion notamment à un petit Californien de 10 ans. Les laboratoires avaient en effet détecté, à la mi-avril, un nouveau variant d’un virus de la grippe d’origine porcine H1N1 chez cet enfant du comté de San Diego, près de la frontière mexicaine.

Reste que l’épidémie n’a pas arrêté sa progression, ce week-end. Dimanche, 19 pays étaient touchés et l’OMS confirmait une vingtaine de décès. En Belgique, pourtant entourée de pays où des cas ont été confirmés, les 34 cas suspects analysés se sont tous avérés négatifs. Cela n’a pas empêché les spécialistes de ne pas douter que, tôt ou tard, on n’y échapperait pas. "Le problème n’est pas d’avoir un cas, a expliqué le Dr Daniel Reynders, coordinateur de la cellule influenza, le problème est d’avoir une transmission sur notre territoire."

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