Mobilisation générale à la Banque mondiale

La Banque mondiale est mobilisée pour aider les pays en développement à faire face à une pandémie potentielle de grippe porcine, assure un responsable du dossier à l’institution internationale à l’AFP.

(AFP)

La Banque mondiale est mobilisée pour aider les pays en développement à faire face à une pandémie potentielle de grippe porcine, assure un responsable du dossier à l’institution internationale à l’AFP.

Depuis 2006, quand le monde faisait face à la grippe d’origine aviaire venue d’Asie, un grand nombre de pays en développement et intermédiaires sont beaucoup mieux préparés à une possible pandémie de grippe venue d’Amérique du Nord, explique Mukesh Chawla, coordinateur pour la Banque mondiale de la réponse au virus A/H1N1. En 2006, la Banque mondiale avait mis en place son programme de lutte contre la grippe aviaire, doté d’une enveloppe de 500 millions de dollars destinée à 56 pays vulnérables, situés surtout en Asie et au Moyen-Orient. Ces fonds leur ont permis de financer des structures pour empêcher une propagation du virus H5N1 qui infectait alors les volailles et combattre une potentielle pandémie humaine, rappelle M. Chawla. "Cette précédente initiative fait que ces nations sont mieux préparées aujourd’hui pour réellement minimiser l’impact (d’une épidémie) et ce très rapidement grâce à une détection et à des traitements précoces, clé pour éviter la propagation de l’infection", précise-t-il.

Pour lutter contre le virus de la grippe d’origine porcine, il faut dégager de nouveaux financements en vue d’une éventuelle pandémie pour l’achat de masques, d’antiviraux et de vaccins quand ils seront disponibles. La Banque s’efforce dans un premier temps de rassembler les fonds inutilisés lors du programme contre la grippe aviaire, estimés à près de 200 millions de dollars, une somme modeste quand elle est répartie entre 56 pays, concède Mukesh Chawla. La Banque examine également au-delà de ce programme et de ces 56 pays, tous ses projets de santé et de développement rural, qui ensemble représentent plus de dix milliards de dollars, pour voir quelle somme d’argent pourrait être rapidement allouée à la préparation d’une possible pandémie d’origine porcine.

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