Reprise des cours au Mexique

La ministre de la Santé française Roselyne Bachelot a annoncé qu'un cinquième cas de grippe porcine était confirmé en France. Au Mexique, les classes devraient reprendre, ce jeudi, où plus de 60 nouveaux cas confirmés étaient recensés, mardi, portant à 866 le nombre de cas positifs, dont 26 mortes. Deuxième décès aux Etats-Unis Le H1N1 ne doit pas éclipser d’autres virus

Reprise des cours au Mexique
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L.D. (Avec AFP)

Suspendues depuis le 24 avril dans la capitale Mexico, les classes devraient reprendre, ce jeudi, au Mexique où plus de 60 nouveaux cas confirmés étaient recensés, mardi, portant à 866 le nombre de cas positifs, dont 26 mortes. "Le pic de l’épidémie est situé entre le 23 et le 26 avril, a fait savoir le ministre de la Santé, José Angel Cordova, précisant que le virus a infecté autant d’hommes que de femmes et que la plupart des victimes sont âgées entre 20 et 39 ans." Pour expliquer l’augmentation substantielle du nombre de malades confirmés, le ministre a déclaré qu’elle était due au rattrapage du retard accumulé dans les analyses médicales des cas suspects. Il a aussi précisé que l’infection tendait à reculer dans le pays, "chaque malade transmettant en moyenne le virus à 1,4 personne, niveau proche du taux de 1,3, habituel pour la grippe". Pour le ministre mexicain des Finances, le coût de la crise de cette épidémie devrait s’élever à 2,3 milliards de dollars.

Dressant le bilan, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) confirmait mardi 1 419 cas de grippe A (H1N1) dans le monde dont 30 mortels. Alors que, jusqu’à présent, on n’avait constaté que des symptômes bénins, un premier cas grave a été signalé au Canada chez une jeune fille hospitalisée aux soins intensifs. Par ailleurs, l’OMS a annoncé l’envoi de 2,4 millions d’antiviraux à 72 pays, dont le Mexique.

Pour ce qui concerne l’Europe, l’OMS a déclaré "ne pas voir pour l’instant de transmission au sein de la population sur ce continent que celui observé aux Etats - Unis ou au Mexique", même si l’organisation suit de très près la situation en Espagne et au Royaume-Uni. "Les cas observés en Espagne sont étroitement liés à des voyages" dans des pays touchés, a souligné le directeur général adjoint de l’OMS, le Dr Fukuda, "au Royaume-Uni, les cas d’infection ne vont pas au-delà d’une institution" et ne répondent donc pas à la définition de l’OMS de "foyer autonome" d’épidémie. Pour que soit activée la phase 6 de l’échelle d’alerte, il faudrait que l’on observe des signes de propagation autonome du virus dans une deuxième région du monde, autre que les Amériques.

Mardi, le nombre de cas avérés en Espagne, pays d’Europe le plus touché par l’épidémie, était de 73 contre 57 lundi. Sur le total de cas confirmés, seules deux personnes sont toujours hospitalisées, et "tous les malades, dont les symptômes sont légers, répondent favorablement au traitement", a souligné le ministère.

En Belgique, où les tests de deux cas suspects se sont avérés négatifs, les étudiants qui séjournaient au Mexique dans le cadre d’un programme d’échange sont tous rentrés chez eux. Alors que les six Flamands, n’ayant pas séjourné dans une zone touchée par l’épidémie n’ont pas subi de contrôle médical, il a été conseillé aux francophones de se faire examiner par un médecin.

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