Nette diminution des nouveaux cas de grippe A

La grippe porcine (ou A/H1N1) poursuit sa progression dans le monde, notamment au Japon, mais le rythme s'est notoirement ralenti selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont l'Assemblée annuelle examinera à partir de lundi à Genève les moyens d'endiguer la maladie.

Nette diminution des nouveaux cas de grippe A
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Belga

La grippe porcine (ou A/H1N1) poursuit sa progression dans le monde, notamment au Japon, mais le rythme s'est notoirement ralenti selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont l'Assemblée annuelle examinera à partir de lundi à Genève les moyens d'endiguer la maladie. Après l'Inde et la Turquie, la grippe a fait son apparition au Chili. Pour sa part, le Japon a fait état pour la première fois de cas de transmission locale. Jusqu'alors la grippe porcine s'était transmise de manière autonome essentiellement sur le continent américain.

Des signes d'une transmission autonome dans une nouvelle région du monde pourraient justifier pour l'OMS le passage au sixième et dernier niveau d'alerte, signifiant l'arrivée de la première grande pandémie grippale du 21ème siècle. Selon le numéro deux de l'OMS Keiji Fukuda, l'organisation suit "de très près la situation" au Japon. Dans un nouveau bilan publié dimanche, l'OMS fait état de 8.480 personnes contaminées dans 39 pays contre 8.451 la veille, alors qu'elle avait annoncé mille nouveaux cas supplémentaires dans son précédent bilan rendu public samedi (dans 36 pays). Le nombre de décès dus au virus A(H1N1), reste inchangé à 72. Ce bilan marque donc un net ralentissement de la progression du nombre de cas répertoriés par rapport aux derniers jours où l'OMS annonçait presque quotidiennement un millier de malades de plus.

Le Mexique, foyer d'origine du virus, annonce pour sa part 68 morts "confirmés", après deux nouveaux décès dont le dernier le 12 mai, et 3.034 malades. Les Etats-Unis étant le pays le plus touché avec 4.714 cas dont quatre mortels. Après la confirmation des huit premiers cas samedi au Japon, des responsables de la Santé japonais ont annoncé dimanche soir que le nombre de cas confirmés de grippe porcine avait grimpé à 93 ce week-end, alors que les autorités redoutent que le virus ait contaminé plusieurs centaines de personnes.

La plupart des personnes infectées sont des élèves ou des enseignants d'établissements secondaires de Kobe et d'Osaka, dans l'ouest du pays, où les autorités ont ordonné la fermeture lundi de plus de 1.000 écoles. Dans 21 cas, il y a eu transmission locale du virus, a indiqué à l'AFP un responsable au ministère japonais de la Santé. Au Canada, le nombre de personnes atteintes a franchi la barre de 500, avec 24 nouveaux cas rapportés dans la province du Québec. L'Inde a fait état samedi d'un premier cas dans la ville méridionale d'Hyderabad: il s'agit d'un Indien de 23 ans, arrivé de New York, qui a été placé en quarantaine.

Deux premiers cas ont été également détectés en Turquie, à l'aéroport international d'Istanbul: un Américain se rendant des Etats-Unis en Irak, après escale à Amsterdam, et sa mère. Le Chili a enregistré son premier cas dimanche, une Chilienne de 32 ans qui avait fait un séjour en République dominicaine. Un troisième cas a été confirmé en Chine: une jeune fille de Pékin arrivée de l'Etat de New York, selon l'agence Chine Nouvelle. Pour l'heure, l'OMS, qui tiendra son assemblée générale annuelle du 18 au 22 mai, maintient son niveau d'alerte 5 sur une échelle de 6 signifiant qu'une pandémie est "imminente".

Pour accélérer la mise au point d'un vaccin qui pour l'heure n'existe pas, le Mexique a remis samedi à l'OMS la souche du virus et les informations statistiques et cliniques sur l'évolution de la maladie. Mais la réunion intergouvernementale sur le partage équitable des virus et des vaccins en cas de pandémie entre le Nord et le Sud, s'est achevée samedi au siège de l'OMS sans accord final, la question majeure de la propriété intellectuelle n'ayant pas été abordée.

La réunion est "parvenue à un accord sur la plus grande partie des éléments" concernant le partage des virus et l'accès équitable au vaccin en cas de pandémie, selon un document dont l'AFP a obtenu une copie. "Toutefois, un travail supplémentaire devra être fourni sur les éléments clé restés en suspens", dont la question du transfert des données entre laboratoires ainsi que la propriété intellectuelle des virus, ont-ils reconnu