Les mesures recommandées par l'OMS durant la phase 6

Le déclenchement par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) du niveau 6 d'alerte pandémique maximum face au virus de grippe A(H1N1) s'accompagne d'une série de recommandations à tous les pays, qu'ils soient affectés ou non.

BELGA

Le but de ces recommandations est de "réduire l'impact de la pandémie" sur la population. Les Etats sont libres de les appliquer comme ils l'entendent, à l'échelle qui leur semble la plus justifiée, précise l'OMS.

Dans les régions affectées, les gouvernements peuvent placer leur pays sous un statut approprié "tel que l'Etat d'urgence". De plus, tous les pays doivent informer l'organisation de l'évolution de la pandémie, notamment du point de vue géographique, et aviser de toute mutation du virus ou de signes de résistance aux antiviraux.

Au niveau individuel, l'organisation conseille aux personnes atteintes de maladies respiratoires graves de rester à la maison et de limiter leurs contacts avec les autres membres du foyer. Les autorités doivent fournir des instructions sanitaires adéquates aux membres du foyer de personnes placées en isolement à domicile.

Les mesures d'isolement peuvent s'accompagner de la fermeture des écoles et de l'ajustement des heures de travail de façon à éviter que trop de personnes entrent en contact les unes avec les autres.

Les pays peuvent également encourager la réduction des déplacements ainsi que les rassemblements liés aux transports publics, mais l'OMS ne recommande pas de restrictions officielles de voyage vers les pays touchés. Ils sont en outre invités à distribuer des antiviraux et à mettre en oeuvre les mesures destinées à se procurer les vaccins adéquats.

Les pays doivent en outre planifier la distribution de vaccins et accélérer la préparation de campagnes de vaccination de masse. En terme de communication, ils sont tenus de fournir des informations régulières à la population à la fois sur l'évolution de la pandémie, les traitements et mesures prophylactiques adéquats et les incidences économiques et sociales de la pandémie.

Quant aux pays non encore affectés, l'organisation onusienne les invite à finaliser leurs plans de préparation à une "pandémie imminente" et à mettre en oeuvre les programmes de distribution des ressources médicales.