7 cas avérés à Toulouse

Sept cas de grippe porcine (A/H1N1) ont été détectés chez des élèves d'un même collège de la banlieue de Toulouse, sans qu'il y ait eu apparemment contact avec des voyageurs revenant de zone touchée par la maladie, a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture.

AFP

"La spécificité de cette situation, c'est que ces cas ne sont pas liés à un déplacement à l'étranger. Le virus est présent dans notre pays", a souligné lors d'une conférence de presse la directrice de cabinet du préfet de Haute-Garonne, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. "Il n'y a pas de rapport avec quelqu'un qui rentre de voyage", a également dit à l'AFP à Paris l'Institut national de veille sanitaire (InVS).

Les sept cas ont été avérés parmi treize collégiens de la classe de 6e3 du collège de Quint-Fonsegrives, qui sont hospitalisés avec des symptômes grippaux (fièvre, toux et fatigue), mais dont l'état n'inspire pas d'inquiétude. Il leur a été administré un traitement antiviral. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait déclaré vendredi qu'il y avait depuis fin avril 80 cas confirmés de grippe A/H1N1, dite "porcine" en France, dont 68 importés par des voyageurs et 12 personnes "d'une très grande proximité" avec des gens revenus de l'étranger.

Les cas avérés à Toulouse seraient donc les premiers constatés en France à ne pas être liés à un voyage à l'étranger. "Les premières investigations n’ont pas mis en évidence pour ces cas ni voyage, ni contact avec des personnes malades ayant voyagé dans une zone où circule le virus A/H1N1", a souligné le sous-préfet Bruno André.

"Cette maladie n'est pas plus grave qu'une grippe saisonnière", a indiqué Mme Baudouin-Clerc. "C'est une épidémie qui n'a pas de raison de nous inquiéter plus que les épidémies de saison que nous connaissons", a également rassuré le Pr Bruno Marchou, le chef du service de maladies infectieuses de l'hôpital de Purpan à Toulouse. "Il n'y a pas lieu d'hospitaliser tous les cas", a dit le médecin.

"A posteriori, estime M. Marchou, on se rend compte que (les moyens mis en oeuvre) étaient disproportionnés, par rapport à la gravité de la maladie". Lundi matin, des masques de protection devaient être distribués à titre préventif et par mesure d'hygiène dans le collège, où seuls les élèves de la 6e 3 sont temporairement dispensés de cours. Il est conseillé aux élèves de les porter jusqu'à la fin de la semaine.