Pour que le travail ne tue plus...

Un suicide en pleine réunion. Depuis vendredi dernier, en France, le sujet fait la une de l'actualité. Une nouvelle fois.... Une jeune femme trentenaire, salariée chez France Télécom, s'est jetée par la fenêtre. De désespoir. Le macabre compteur affiche désormais le chiffre de 23 suicides depuis un an et demi au sein de l'opérateur français.

Un suicide en pleine réunion. Depuis vendredi dernier, en France, le sujet fait la une de l'actualité. Une nouvelle fois.... Une jeune femme trentenaire, salariée chez France Télécom, s'est jetée par la fenêtre. De désespoir. Le macabre compteur affiche désormais le chiffre de 23 suicides depuis un an et demi au sein de l'opérateur français.

Comme d'autres, le secteur des télécommunications est soumis depuis quelques années à une pression énorme pour réduire les coûts et se redéployer vers les métiers des nouvelles technologies. Avec, comme conséquence, une réduction drastique de l'emploi, un recours massif à la sous-traitance et une pression supplémentaire sur les objectifs financiers à atteindre.

Combien sont-ils en France, mais aussi chez nous, ces salariés en souffrance ? Impossible de le dire, mais avec la crise et son lot de restructurations présentes et à venir, la tension au travail est montée d'un cran dans les entreprises. Ne soyons pas naïfs : rien n'arrêtera la concurrence, l'arrivée de nouvelles technologies, la nécessité pour les entreprises de devenir demain plus compétitives. L'emploi restera toujours une variable d'ajustement. Mais à l'heure où ces entreprises se décrivent, à chaque fois qu'elles en ont l'occasion, comme "citoyennes" ou "socialement responsables", elles se doivent d'affronter cette question de la prévention du stress au travail sans détours et sans arrière-pensées. Au travers d'une vraie remise en question, pas de mesures cosmétiques.

© La Libre Belgique 2009

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