Yes, he can !

B ien qu’un peu éculée depuis l’accession de Barack Obama à la Maison-Blanche, la formule apparaît comme la réponse la plus appropriée à donner à ceux qui, en particulier outre-Manche, ont émis des doutes quant à la capacité d’Herman Van Rompuy d’assumer son rôle de primus inter pares européens.

Bien qu’un peu éculée depuis l’accession de Barack Obama à la Maison-Blanche, la formule apparaît comme la réponse la plus appropriée à donner à ceux qui, en particulier outre-Manche, ont émis des doutes quant à la capacité d’Herman Van Rompuy d’assumer son rôle de primus inter pares européens.

Apaisons les craintes des uns (et tuons dans l’œuf les espoirs d’autres) : le futur ex-Premier ministre belge ne sera pas le servile caniche des Etats membres. Pas plus qu’il n’est un politique néophyte, ignorant de la manière d’obtenir des compromis entre des pays aux intérêts parfois divergents et leurs dirigeants aux ego bien affirmés. A cette aune, les heures de vol qu’il a emmagasinées en Belgique, avec leur lot d’embrouillamini institutionnels lui seront précieuses.

Au-delà de la légitime fierté de la Belgique de voir un des siens promu à l’une des fonctions les plus prestigieuses de l’UE, on ne peut que se féliciter de la désignation, à l’unanimité des Vingt-sept, de Van Rompuy au poste de premier président permanent du Conseil européen.

Parce que cette nomination est l’un des signaux les plus encourageants envoyés par l’Union ces dernières années.

De Van Rompuy, on peut en effet attendre, sans crainte d’être déçu, qu’il rende ses lettres de noblesse à la méthode communautaire, matrice de la construction européenne. Méthode qui a souvent dû, ces derniers temps, céder aux conciliabules intergouvernementaux, et devrait toujours guider une Europe qui n’entend léser aucun de ses membres, grands ou petits, et qui doit confirmer, au XXIe siècle, qu’elle reste un acteur mondial de premier plan.