Procès Kerviel: début des plaidoiries de la défense

"Il vous a répondu de la façon la plus simple: non", il n'existe pas de "mystère Kerviel", a commencé à plaider vendredi la défense de l'ancien trader de la Société Générale devant la onzième chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Procès Kerviel: début des plaidoiries de la défense
©AFP Internet
AFP

Me Nicolas Huc-Morel, associé d'Olivier Metzner, a pris la parole en premier. Me Metzner arrivera ensuite. "Le mystère, pour moi, est le mystère Société Générale", a déclaré Me Huc-Morel au début de sa plaidoirie, devant une salle comble et un prévenu tout en noir, costume et chemise.

L'accusation a demandé jeudi cinq ans de prison , dont quatre ferme, à l'issue d'un réquisitoire accablant pour Jérôme Kerviel, qu'elle tient pour un "manipulateur, tricheur et menteur", qui a "causé un traumatisme planétaire. L'ancien trader, 33 ans, est jugé depuis le 8 juin pour avoir pris sur les marchés financiers des positions spéculatives de dizaines de milliards d'euros, dissimulées à l'aide d'opérations fictives et fausses écritures, et causé au final une perte historique de 4,9 milliards en janvier 2008.

Il a été renvoyé en correctionnelle pour "abus de confiance", "faux et usage de faux", et "introduction frauduleuse de données" dans un système automatisé. Il a reconnu des erreurs, a admis être allé beaucoup trop loin, mais assure que ses supérieurs hiérarchiques savaient ce qu'il faisait, ce qu'ils ont démenti. A l'issue des plaidoiries de la défense, le tribunal mettra son jugement en délibéré.