Primaire

Joe Miller, 43 ans, a créé la surprise mardi en évinçant la sénatrice sortante Lisa Murkowski dans les primaires du Parti républicain en Alaska. Ce magistrat de Fairbanks a désormais toutes les chances de gagner son billet pour Washington, le 2 novembre, face au maire démocrate de Sitka, Scott T. McAdams.

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Joe Miller, 43 ans, a créé la surprise mardi en évinçant la sénatrice sortante Lisa Murkowski dans les primaires du Parti républicain en Alaska. Ce magistrat de Fairbanks a désormais toutes les chances de gagner son billet pour Washington, le 2 novembre, face au maire démocrate de Sitka, Scott T. McAdams.

M. Miller fournit un nouvel exemple de l’influence du Tea Party, qui soutenait sa candidature à l’instar de Sarah Palin, l’aurore boréale qui illumine la vie politique américaine depuis deux ans.

Le bon peuple d’Alaska va-t-il y gagner ? En désavouant Mme Murkowski, il a échangé une des élues les plus libérales du Parti républicain contre un conservateur qui ne veut douter de rien. Ainsi le futur sénateur Miller se promet-il de tirer à boulets rouges sur les dépenses fédérales - en oubliant qu’un tiers de l’économie de l’Alaska dépend des largesses de Washington. Voilà qui est surprenant de la part d’un diplômé de Yale qui s’est offert, l’an dernier, un MBA en économie. Et, qui plus est, à l’Université de l’Alaska - une institution publique (mais l’érudit veut également sabrer dans le financement du ministère de l’Education).

Le preux chevalier entend couper aussi dans la contribution américaine au budget des Nations unies. Vieille rengaine républicaine, certes, mais qui devrait contrarier Sarah Palin, elle dont l’intérêt pour les affaires internationales était né, avait raconté l’ex-gouverneur de l’Alaska, de l’observation du péril russe par la fenêtre de sa cuisine à Wasilla.