Woerth: "Je ne voulais pas gêner l'action du gouvernement"

Muet depuis son départ du gouvernement, Eric Woerth s'exprimait sur le plateau du Grand Journal hier soir. Face à Michel Denisot et ses chroniqueurs, il est revenu sur sa retraite anticipée et les polémiques qui ont agité la fin de son mandat de ministre.

Woerth: "Je ne voulais pas gêner l'action du gouvernement"
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Muet depuis son départ du gouvernement, Eric Woerth s'exprimait sur le plateau du Grand Journal hier soir. Face à Michel Denisot et ses chroniqueurs, il est revenu sur sa retraite anticipée et les polémiques qui ont agité la fin de son mandat de ministre.

Eric Woerth ne ressent ni déception, ni soulagement d'avoir été évincé de l'équipe du gouvernement Fillon III. "Je pense avoir fait du bon boulot et la politique est ce qu'elle est. Mon nom est trainé dans la boue depuis des mois. J'ai vu le Président à plusieurs reprises. Je pouvais rester ou partir mais à un moment, être le punching ball... Disons que je souhaitais un peu plus de tranquillité."

Revenant sur les raisons en filigranes de son éviction de l'équipe gouvernementale, l'ancien ministre du Budget est revenu sur l'affaire Bettencourt et celle de l'Hippodrome de Compiègne. "Je n'ai pas d'aigreur. Je n'en veux à personne. Des horreurs et des mensonges absolus ont été raconté. Je suis un homme intègre. La situation est injuste mais pas le fait d'être sorti du gouvernement. Je ne voulais pas non plus gêner l'action du gouvernement. Lorsque Jean-Michel Apathie lui demande s'il estime avoir commis des imprudences, notamment en nommant sa femme à un poste clé, Eric Woerth a une légère hésitation avant de déclarer: "Si je devais le refaire aujourd'hui, je préfèrerais éviter ce tintamarre, ça oui. Peut-être qu'on peut parler de maladresses mais il n'y a pas eu de conflits d'intérêts. Il n'y a pas non plus eu de financement illégal de la campagne UMP. Je suis catégorique là-dessus.

L'affaire Betrencourt, vous n'avez pas voulu raconter votre version des faits, s'interrogent les journalistes. "C'est très difficile d'expliquer des choses assez simples. Vous devez toujours prouver que ce qui est écrit dans tel journal n'est pas vrai" se défend Eric Woerth.